4 octobre 2022

Treilles

Église SAINT ANDRÉ

Treilles, mon cher village, tu as conquis mon cœur !
Ta beauté naturelle, telle une mer d’Iroise,
Est comme une espérance qui dans-sa profondeur
Te rend plus doux encore sur ta terre audoise.

A deux pas de Leucate, au fort encens marin,·
Ton écrin vallonnée de pins et de garrigues
D’où s’exhale un parfum de thym et romarin
Contraste aux douceurs des amandes et des figues.

Ton vin très renommé d’appellation Fitou
Reste pour le gourmet une boisson très noble
Qui saura satisfaire, grâce à tes vignobles,
Le plaisir du palais et la saveur du goût.

Dominant le village, demeurent les vestiges
De ton ancien château dont l’histoire dira
Que tu sus conserver du passé qui l’afflige
Le respect qui un jour, c’est sûr, te grandira.

Tu gardes au fil des ans, ton allure austère
De tes rues étroites, de type vieille France,
Se dégage sans fin la douceur des Corbières
Et ton site idyllique est une référence.

Merci à Ermengaud et à ses trois enfants
Les premiers grands Seigneurs de la terre de Treilles.
Tu devins peu à peu une grande merveille
Après avoir été refuge des brigands.

Grâce à toi, la nature paraît s’épanouir,
Le site de Llinas s’est vêtu d’un plan d’eau,
La campagne se pare par dessus les rameaux,
Mais prend garde aux touristes, car ifs vont t’envahir.

Treilles, non jamais tu ne fus à la traine
Tes Édiles très fiers en ont fait la promesse :
Une ferme moderne de seize Éoliennes
Donnera au village ses marques de noblesse.

Messe de la Saint-André : dernier samedi du mois de Novembre à 10.30


Saint André

(+ 62)

Saint André, frère de saint Pierre, est le premier des Apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après Son Baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : “Suivez-Moi, Je vous ferai pêcheurs d’hommes.”

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu’au Pont-Euxin. Les prêtres de l’Achaïe prirent soin d’envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix : “Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix.” Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son Apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d’être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau : “Ce supplice, dit-il au juge, est l’objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ.” Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l’Apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D’aussi loin qu’il aperçut la Croix, il s’écria d’une voix forte :

“Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de Son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. O bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m’a sauvé.”

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d’une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. Le Saint, du haut de sa Croix, exhortait les fidèles, prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d’une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l’âme.