Textes choisis

La petite plante

Un jour le Grand Jardinier me confia
Une plante d’une qualité très rare, et très belle ;
« Je reviendrai la chercher », dit-il en souriant ;
« Soigne-la bien, en la gardant pour moi. »

J’en ai pris soin, et la plante a grandi,
Elle a donné une fleur aux couleurs rayonnantes,
Belle et fraîche, comme l’aurore au printemps.
Mon âme était radieuse, mon bonheur sans égal.

De toutes mes fleurs, elle était la plus glorieuse,
Son parfum, son aspect étaient merveilleux ;
J’aurais voulu la garder, tant mon cœur s’y était attaché
Pourtant, je savais qu’Il reviendrait la chercher.

Et voici, Il est venu un jour me demander
La jolie plante qu’Il m’avait prêtée…
Je tremblais ! Mais c’est vrai qu’Il m’avait dit
Qu’un jour Il reviendrait pour me la réclamer.

« C’est parfait », dit-Il en respirant son parfum
Alors, en se penchant, Il a parlé doucement :
« Si elle reste dans ce sol, elle va perdre sa splendeur,
Je veux la transplanter dans mon jardin Là-haut. »

Avec tendresse, Il la prit et s’envola
Pour la planter Là-haut où les fleurs ne se fanent pas.
Et un jour futur, dans ce Jardin de Gloire,
Je la retrouverai épanouie, et elle sera mienne.
Auteur inconnu

Vieillir en beauté , c’est vieillir avec son cœur
sans remord, sans regret, sans regarder l’heure.
aller de l’avant, arrêter d’avoir peur ,
car à chaque âge, se rattache un bonheur.

Ne pas pleurer sur les souvenirs d’antan,
être fier d’avoir des cheveux blancs,grandmere3
car, pour être heureux , on a encore le temps.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,
savoir donner sans rien attendre en retour,grandsparents2
car, où que l’on soit, à l’aube du jour,
il y a quelqu’un pour vous dire bonjour.

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir;
être content de soi en se couchant les soirs ,
et lorsque viendra le point de non-recevoir,
se dire qu’au fond , ce n’est qu’un au revoir .

 

Il s’agit maintenant de quelque chose qui doit venir, qui n’est pas là. Le règne de Dieu, c’est le Saint-Esprit emplissant complètement toute l’âme des créatures intelligentes.

L’Esprit souffle où Il veut. On ne peut que L’appeler. Il ne faut même pas penser d’une manière particulière à L’appeler sur soi, ou sur tels ou tels autres, ou même sur tous, mais L’appeler purement et simplement ; que penser à Lui soit un appel et un cri. Comme quand on est à la limite de la soif, qu’on est malade de soif, on ne se représente plus l’acte de boire par rapport à soi-même, ni même en général l’acte de boire.

On se représente seulement l’eau, l’eau prise en elle-même, mais cette image de l’eau est comme un cri de tout l’être.

Simone Weil Extrait de Attente de Dieu, Paris, La Colombe, 1950.

 

VIERGE MARIE12273150

Mettez vos pensées dans mon intelligence,
Vos sentiments dans mon cœur,
Vos paroles et votre sourire sur mes lèvres,
Votre regard dans mes yeux,
Vos gestes dans mes mains,

Pour que ceux qui me voient,
  Vous rencontrent,
Et que ceux qui m’entendent
Vous écoutent.

 

Vivre et croire
c’est aussi accepter que la vie contient la mort
et que la mort contient la vie.
C’est savoir, au plus profond de soi,
qu’en fait, rien ne meurt jamais.
Il n’y a pas de mort,
il n’y a que des métamorphoses.

Tu ne nous a pas quittés
Mais tu t’en es allé au pays de la Vie,
Là où les fleurs

Plus jamais ne se fanent,
Là où le temps
Ne sait plus rien de nous.
Ignorant les rides et les soirs,
Là où c’est toujours matin,
Là où c’est toujours serein.

Tu as quitté nos ombres,
Nos souffrances et nos peines.
Tu as pris de l’avance
Au pays de la Vie.

Je fleurirai mon cœur
En souvenir de toi,
Là où tu vis en moi,
Là où je vis pour toi.

Et je vivrai deux fois…

 

Père André Marie

 

Vivre et croire,
c’est aussi accepter que la vie contient la mort
et que la mort contient la vie.

C’est savoir, au plus profond de soi,
qu’en fait, rien ne meurt jamais.
Il n’y a pas de mort,
il n’y a que des métamorphoses.
Tu ne nous a pas quittés
Mais tu t’en es allé au pays de la Vie,
Là où les fleurs
Plus jamais ne se fanent,bougiesss
Là où le temps
Ne sait plus rien de nous.
Ignorant les rides et les soirs,
Là où c’est toujours matin,
Là où c’est toujours serein.
Tu as quitté nos ombres,
Nos souffrances et nos peines.
Tu as pris de l’avance
Au pays de la Vie.
Je fleurirai mon cœur
En souvenir de toi,
Là où tu vis en moi,
Là où je vis pour toi.
Et je vivrai deux fois…

Père André Marie

 

Que me voulez-vous ? Je n’ai rien à vous donner. Depuis notre dernière rencontre, je n’ai rien mis de côté pour vous.
Rien… pas une bonne action. J’étais trop lasse.
Rien… pas une bonne parole. J’étais trop triste.
Rien que le dégoût de vivre, l’ennui, la stérilité.
– Donne !
– La hâte, chaque jour, de voir la journée finie, sans servir à rien.
Le désir de repos loin du devoir et des œuvres,
le détachement du bien à faire,
le dégoût de Vous, ô mon Dieu !
– Donne !
– La torpeur de l’âme, le remords de ma mollesse
et la mollesse plus forte que le remords…
– Donne !
– Le besoin d’être heureuse, la tendresse qui brise,
la douleur d’être moi sans secours…
– Donne !
– Des troubles, des épouvantes, des doutes…
– Donne !
– Seigneur ! Voilà que, comme un chiffonnier,
Vous allez ramassant des déchets, des immondices.
Qu’en voulez-vous faire, Seigneur ?
– Le Royaume des Cieux.

Marie-Noël (1883-1967)