Textes choisis

 

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête,

Midi ! Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage,
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l’Éden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,
Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu’elle aussi, comme moi pour vous, fut cette chose à laquelle on pense,
Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel

A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle, nous ne pouvons l’aider en rien. On n’aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle, ce qui est laid, ce qui est déformé.

Le Christ regardait toutes les personnes qu’il rencontrait, la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux. C’était peut-être une beauté déformée, abîmée, mais elle était néanmoins beauté, et Il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse.

C’est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres. Mais, pour y parvenir, il nous faut avant tout avoir un cœur pur, des intentions pures, l’esprit ouvert, ce qui n’est pas toujours le cas… afin de pouvoir écouter, regarder et voir la beauté cachée.

Chacun de nous est à l’image de Dieu, et chacun de nous est semblable à une icône endommagée. Mais si l’on nous donnait une icône endommagée par le temps, par les événements, ou profanée par la haine des hommes, nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le cœur brisé.

C’est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui en est perdu, que nous attacherions de l’importance. Ainsi, nous devons apprendre à réagir envers chacun…

Anthony Bloom de Souroge, moine orthodoxe      Extrait de la revue «Ombres et Lumière», n° 114, juin 1996)

 

 

filles-garcons garcons-et-fillesSeigneur, comme ils sont dérangeants ces jeunes qui nous provoquent par leurs attitudes agressives. Mais, sous la rudesse de leur langage et la déviance de leurs comportements se cache souvent une immense détresse.
Toi qui as dit : « Laissez les enfants venir à moi », toi qui accueillit le bon larron, apprends-nous à ne jamais juger les jeunes sur les apparences, mais à savoir les rejoindre au cœur de leur souffrance.

Donne-nous le courage de les accompagner sur leur chemin de vie, comme Simon de Cyrène sut t’aider sur ton chemin de croix.
Puissions-nous être sur leur route des témoins d’espérance.
L’échec n’est pas une fatalité.
L’amour peut faire reculer la violence,
l’exclusion peut être combattue.
Ce dont ces jeunes ont besoin
n’est-ce pas de rencontrer des adultes capables de leur dire :
« Nous avons besoin de vous ! »
Donne-nous la force et la joie de relayer ton appel :
« J’ai besoin de vous tous pour bâtir mon royaume de justice et de paix ».

Jean-Marie Petitclerc

Le bonheur de l’innocence

Comme ils se préparent à dîner dans un restaurant, un petit garçon de six ans demande à sa maman s’il peut prier le Seigneur et offrir les grâces.
Comme ils penchent leurs têtes, il dit : «Dieu est bon. Dieu est grand. Merci pour le manger, … et je te remercierais même plus si maman commandait de la crème glacée pour dessert. Et liberté et justice pour tous ! Amen !»
À travers les rires des autres clients, Kim perçoit la remarque d’une dame :
«C’est ce qui n’est pas correct dans ce pays. Les enfants aujourd’hui ne savent pas comment prier. Demander à Dieu de la crème glacée ! Pourquoi, je me le demande !»
Kim fond en larmes et demande à sa mère :
«Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Est-ce que Dieu est choqué après moi ?»
Pendant que la maman le prend contre elle et le rassure, elle lui dit qu’il a fait une prière fantastique et que Dieu n’est certainement pas choqué contre lui. Un monsieur plus âgé s’approche alors de leur table, fait un clin d’oeil au petit garçon et lui dit :
– Je crois savoir que Dieu pense que ce fut une très belle prière.
– Réellement ? demande Kim.
– Croix sur mon cœur, reprend le monsieur. Et dans un murmure il ajoute (indiquant la dame qui était intervenue) :
– C’est malheureux qu’elle n’aie jamais demandé à Dieu de la crème glacée. Car un peu de crème glacée est bon pour l’âme quelquefois.
Naturellement, à la fin du repas, la maman commanda de la crème glacée pour son petit garçon.

Mais ce qui arriva ensuite fut une complète surprise. Mon fils réfléchit un moment et il fit quelque chose dont je me souviendrai le reste de ma vie, explique la maman.
Il prit son sundae et sans un mot, marcha vers la dame et le plaça devant elle. Avec un grand sourire, il lui dit :
«Ceci est pour vous.  La crème glacée glace3est  bonne pour l’âme quelquefois,
et mon âme à moi est déjà bonne.»

FRISES

 

Marthe croit encore avoir faim et de son lit réclame un morceau de pain.

– C’est de la fantaisie, ma petite fille, répond la mère. Nous sortons de table, tu n’auras pas de pain, mais un baiser.

– Merci, répond gentiment la petite, c’est meilleur, puisque les baisers d’une maman c’est le pain du coeur.

Et dans le fond de la chambre, la voix d’Anne, la petite soeur, murmure :

– Oui, mais Jésus est le cœur du pain !

Max Camis, Paroles d’enfants, 1928.

Le ciel est à moi
J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que se sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers
Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux !J’étais sans vie et sans voix
L’âme pleine de « pourquoi »
Perdu dans les silences et dans le mots
Quelle est la raison des choses
Des galaxies et des roses ?
On le sait quand on sait
Que tout est beau §

Je pars, je pars
Je monte, je monte
Je vole
Le ciel est à moi
Je parle aux étoiles
Je plane de soleil en soleil
Je vole, je vole,
Je brille, je brille,
Je vis
Le ciel est à moi
L’infini est bleu
Bleu et doux et bon et merveilleux !

J’étais sans vie et sans voix
Sans espérance et sans joie
Presque rendu au bout de mon temps
Mais, voici que se sont ouverts
Les grands bras de la lumière
Et voilà que je pars vers l’univers !
Chanson du film « Le papillon bleu », interprétée par Marie-Hélène Thibert

D’un commun accord, tous les villageois ont décidé de prier pour avoir de la pluie.
Le jour de la prière, tous les gens se sont réunis, et peu de temps après, il tombait des cordes, mais… Seul un petit garçon avait un parapluie.
C’est ça,  la FOI.92330720

 Quand vous lancez un bébé en l’air, il rit parce qu’il sait que vous le rattraperez. C’est ça, la CONFIANCE.

Tous les soirs nous allons au lit, sans aucune assurance d’être en vie le lendemain matin. Mais nous réglons les réveils pour nous réveiller.
C’est ça, L’ESPÉRANCE.

Nous prévoyons de grandes choses pour l’avenir sans vraiment connaitre ce que sera cet avenir. C’est ça, L’ESPOIR.

Nous voyons le monde divorçant, souffrant, injuste, un peu partout, mais, nous nous marions . C’est ça, L’AMOUR.

Sur une vieille chemise de retraité une phrase est écrite : “Je ne suis pas un ancien de 80 ans… Je suis un jeune de 16 ans, avec 64 années d’expérience ”
C’est ça, LA POSITIVE ATTITUDE.

Je vous souhaite des jours heureux et vivez votre vie comme l’expriment ces six petits textes !

Le fruit du Silence, est Prière,
Le fruit de la Prière, est Foi,
Le fruit de la Foi, est Amour
Le fruit de l’Amour, est Service
Le fruit du Service est Paix.

Mère Térésa

Un jour, un jeune homme vint chez un ermite et lui dit :

« Je suis déçu de mon Église et je cherche une Communauté parfaite. »

Alors, le vieillard le conduisit vers sa vieille chapelle et lui dit :

« Que vois-tu sur ces vieux murs ? »

« De la mousse et des mauvaises herbes, répondit le jeune homme surpris. »

« Tu vois, continua l’ermite, Dieu habite pourtant cet endroit. Il en est ainsi de l’Église. Elle ne peut être ni parfaite ni pure, car elle est faite d’hommes. Toi aussi tu es un homme, et même si tu découvres la communauté parfaite, elle ne le sera plus dès l’instant où tu y entreras. »

Apologue des Pères de l’Église


« Notre Père qui est aux cieux … »
– Oui ? Qu’est-ce que c’est ?
– Tu m’as appelé !
– Ah non ! Non, non. Je ne t’ai pas appelé : je prie … « Notre Père qui est aux cieux… »
– Là, tu l’as encore fait.
– Mais qu’est-ce que j’ai fait ?
– Tu m’as appelé. Tu as dit : « Notre Père ». Me voici. A quoi penses-tu?
– Oh, rien, je…, à rien du tout, je, je prie. Je ne fais rien de mal, non ?
– Non, continue ta prière.
– « Que ton nom soit sanctifié… »
– Que veux-tu dire par là ?
– Eh bien, je veux dire que…, je ne sais pas, moi, ce que je veux dire, je… ça fait partie de la prière, c’est tout.
– Mon nom est différent des autres noms. Mon nom est : « Je suis » ! Cela ne te dis rien ?
– Non. J’y avais pas vraiment pensé. Mais c’est difficile à comprendre.
« Que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel »
– Que fais-tu pour que Mon règne vienne ?
– Ce que je fais, moi ?…Mais, rien du tout… D’ailleurs, il me semble que ce serait pas si mal si Tu venais diriger toutes choses ici-bas, comme Tu les diriges là-haut !
– Est-ce que Je dirige ta vie ?
– Eh bien… Je vais à la l’église… Enfin, à Noël, à Pâques. Enfin, j’y vais, quoi.
– Tu sais, Mon règne a déjà commencé. Mon royaume est en ceux qui suivent les traces de Mon Fils. Es-tu sûr de marcher dans Ses pas ?
– Écoute, Seigneur, je suis aussi bon que toutes ces personnes qui vont à l’ église tous les dimanches.
– Comment veux-tu que Ma volonté soit faite si ceux qui la demandent ne commencent pas par l’accomplir ?
– Oh, je sais que j’ai des problèmes. Je suis pas un Saint.
– Moi aussi, Je sais.
– Tu sais ? Alors Tu sais peut-être que j’aimerais me débarrasser de toutes ces choses qui me gênent et qui m’empêchent d’être vraiment libre !
– Bien ! Mais avançons : nous allons travailler ensemble toi et Moi et vivre un « Notre Père » vivant et pas récité.
– Eh non, ce soir ça va beaucoup trop loin et puis ça prend trop de temps…
– Continue.
– « Donne-nous notre pain de ce jour ».
– Prie-tu chaque jour ? Prends-tu un moment dans chacune de tes 24 heures pour Moi ? C’est ça le pain du jour : l’Amour que tu Me demandes de te donner pour aujourd’hui.
– Ah bon !
– Prier est un acte dangereux. Tu pourrais finir par être changé, tu sais. Mais tu n’as pas finis ta prière. Continue… Eh bien, continue !…
– J’peux pas.
– Tu as peur ?
– Je sais ce que Tu vas me dire.
– Essaie donc, tu verras…
– « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés »
– Tu penses à ceux qui t’ont fait du mal ?
– Voilà, je savais que Tu allais me parler d’eux. Mais Seigneur, ils m’ont fait beaucoup de mal, Tu comprends ? Et moi, j’ai juré de me venger…
– Et ta prière ?
– Ça, c’est une question d’habitude, c’est tout.
– Tu es franc, au moins. Mais c’est pas facile de porter la haine en soi, n’est-ce pas ?
– Ah non, ce n’est pas facile. Mais je vais te dire : une fois que je serai vengé, j’irai beaucoup mieux.
– Ça n’ira pas mieux, au contraire. Tu es déjà tellement triste… Je peux changer tout ça.
– Toi… Toi, Tu peux ? Et comment ?
– Pardonne-leur comme un jour, Moi, j’ai pardonné.
– Non, Seigneur, je ne peux pas leur pardonner, vraiment je ne peux pas…
– Que disais-tu dans ta prière ?
– Je vais essayer de leur pardonner. Tu pourrais peut-être essayer de leur parler à eux aussi. Je ne sais pas si eux Te prient chaque matin.
– Ça, c’est leur problème. Finis ta prière.
– « Ne nous soumets pas à la tentation… mais délivre-nous du Mal. »
– C’est ce que Je ferai. Mais toi, éloigne-toi du Mal. Apprends à vivre dans Mon Amour.
– « Amen »
– Ce mot veut dire que tout ce que tu me demandes, je te l’accorderai absolument. A condition que tu ne récite pas machinalement la plus belle prière que Mon Fils t’a laissée. Mets tout ton cœur dans chaque mot et vis-les.
– Salut. A demain !
Guy Gilbert

Georges, un garçon de treize ans, se promenait sur la plage en compagnie de sa maman. Subitement, il demanda : « Maman, comment fait-on pour garder un ami quand on en a finalement trouvé un ? »
La maman réfléchit quelques instants, puis se baissa et pris deux poignées de sable. Tenant les paumes vers le haut, elle ferma une main et pressa fortement : le sable s’échappa entre les doigts et plus elle serrait le poing, plus le sable s’enfuyait.
Par contre, l’autre main, elle la tenait bien ouverte : le sable resta intégralement.
Georges observa la démonstration avec étonnement, puis s’écria :
« Je comprends ! »


Les quatre bougies brûlaient lentement. L’ambiance était tellement silencieuse  qu’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit :  Je suis la Paix !
Cependant personne
n’arrive à me maintenir allumée.
Je crois que je vais m’éteindre.”
Sa flamme diminua rapidement,
et elle s’éteignit complètement.

La deuxième dit :
Je suis la Foi !
Dorénavant je ne suis plus indispensable,
cela n’a pas de sens
que je reste allumée plus longtemps.”
Quand elle eut fini de parler,
une brise souffla sur elle et l’éteignit.

Triste, la troisième bougie
se manifesta à son tour :
Je suis l’Amour !
Je n’ai pas de force pour rester allumée.
Les personnes me laissent de côté et
ne comprennent pas mon importance.
Elles oublient même d’aimer ceux
qui sont proches d’eux.”
Et, sans plus attendre, elle s’éteignit.

Soudain… un enfant entre
et voit les trois bougies éteintes.
” Pourquoi êtes-vous éteintes ?
Vous deviez être allumées jusqu’à la fin.”
En disant cela, l’enfant commença à pleurer.
Alors, la quatrième bougie parla :
” N’aie pas peur, tant que j’ai ma flamme
nous pourrons allumer les autres bougies,
Je suis l’Espérance !

Avec des yeux brillants,
l’enfant prit la bougie de l’Espérance…
et alluma les autres.

Que l’Espérance ne s’éteigne jamais
en nos cœurs et que chacun de nous
puisse être l’outil nécessaire pour maintenir
l’Espérance, la Foi, la Paix et l’Amour !

 

Ma vie était une feuille blanche sans valeur.
Le vert m’a donné la croissance,
le rouge l’ardeur,
le jaune m’a appris la loyauté et la droiture,
le bleu la pureté,
le rose m’a offert l’espoir,
le gris léger la tristesse.
Pour terminer cette Aquarelle,
le noir m’imposera la mort.
Depuis,  j’adore la vie parce que j’adore ses couleurs.

 Wen Yi-to

Ne vous imaginez pas
que l’Amour, pour être vrai,
doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin,
c’est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle,
si ce n’est pas par l’apport continuel
de petites gouttes d’huile ?
Qu’il n’y ait plus de gouttes d’huile,
il n’y aura plus de lumière,
et l’époux dira :
“Je ne te connais pas”.
Mes Amis,
que sont ces gouttes d’huile dans nos lampes ?
Elles sont les petites choses
de la vie de tous les jours :
la joie, la générosité,
les petites paroles de bonté,
l’humilité et la patience,
simplement aussi une pensée pour les autres,
notre manière de faire silence, d’écouter,
de regarder, de pardonner,
de parler et d’agir.
Voilà les véritables gouttes d’Amour
qui font brûler toute une vie
d’une vive flamme.
Ne chercher donc pas Jésus au loin ;
il n’est pas que là-bas, il est en vous.
Entretenez bien la lampe et vous le verrez.
                                                                     Mère Térésa

Du moins ainsi pensait Jésus : ” Père, je veux que ceux que tu m’as donnés soient là où je serai… ”
Je partage l’avis de Jésus et je veux que ceux que le Père m’a donnés 4e-dimanche-de-l-Avent-dimanche-20-decembre-2015_largesoient là où je serai.
Les gens sont des cadeaux que le Père a enveloppés pour nous les envoyer.
Certains sont magnifiquement enveloppés.
Ils sont très attrayants dès le premier abord.
D’autres sont enveloppés de papier très ordinaire.
D’autres ont été malmenés par la poste.
Il arrive parfois qu’il y ait une “distribution spéciale”.
Certains sont des cadeaux dont l’emballage laisse à désirer ;
d’autres dont l’emballage est bien fait.
Mais l’emballage n’est pas le cadeau !
C’est si facile de faire une erreur et nous rions quand les enfants prennent l’un pour l’autre.
Parfois le cadeau est difficile à ouvrir. Il faut se faire aider.
Peut-être parce que les autres ont peur ?
Parce que ça fait mal ?
Ils ont peut-être déjà été ouverts et rejetés !
Ou se pourrait-il que le cadeau ne me soit pas destiné ?

Je suis une personne et donc, moi aussi, je suis un cadeau !
Un cadeau pour moi-même d’abord.
Le Père m’a donné à moi-même.
Ai-je été regarder à l’intérieur de l’emballage ?
Ai-je peur de le faire ?
Peut-être ai-je jamais accepté le cadeau que je suis…
Pourrait- il se faire qu’il y ait à l’intérieur quelque chose de différent de ce que j’imagine ?
Je n’ai peut-être jamais vu le cadeau merveilleux que je suis.
Les cadeaux du Père pourraient-ils être autre chose que magnifiques ?
J’aime les cadeaux que je reçois de ceux qui m’aiment,
pourquoi pas les cadeaux du Père ?
Je suis un cadeau pour les autres.
Est-ce que j’accepte d’être donné par le Père aux autres ?
Un homme pour les autres ?
Les autres doivent-ils se contenter de l’emballage ?
Sans jamais pouvoir apprécier le cadeau ?

Toutes les rencontres sont des échanges de cadeaux.
Mais un cadeau sans quelqu’un qui le donne n’est pas un cadeau ;
c’est une chose privée des liens avec celui qui le donne ou celui qui le reçoit.
L’amitié est une relation entre les personnes qui se voient comme elles en vérité…
Les cadeaux du Père les uns envers les autres, pour les autres, pour des frères !
Un ami est un cadeau pas seulement pour moi, mais aussi pour les autres à travers moi.
Quand je regarde mon ami, quand je me l’approprie, je détruis sa nature de cadeau.
Si je le mets de côté pour moi, c’est alors que je le perds ;
si je le donne aux autres, je le garde.
Les gens sont des cadeaux reçus ou donnés…
comme le Fils.
L’amitié est une réponse de personnes – cadeaux au Père qui donne.
L’amitié est Eucharistie, action de grâce !

Georges B. Wintemann
Document du MEJ (mouvement eucharistique des jeunes)
Transmis par Aude Bernhart

Les Morts
Les morts ne sont pas morts, les morts vivent encore
Leurs tombes sont vides, n’enfermant que des corps
Certains ont choisi l’ombre, ils errent et ils souffrent
Attendant un appel pour sortir de leurs gouffres.
Les autres que l’amour a libérés d’eux-mêmes
Je les sais près de nous et je sais qu’ils nous aiment.
Ne vous lamentez pas, ne pleurez pas sur eux
Dans la lumière du cosmos ils sont heureux.
Les morts ne sont pas morts, ils sont nés à nouveau
Ils sont dans un jardin et non dans un tombeau
Dans cet ailleurs si proche, ils nous voient, nous entendent
Ils ne nous oublient pas, je sais qu’ils nous attendent
L’ami attend l’ami, l’amante attend l’amant
Et le fils sa mère, et la mère ses enfants
Ne vous lamentez pas, près du fleuve de vie
Ils oublient l’errance des âmes asservies.

Les morts ne sont pas morts, ils sont près de vous
Je sais des soirs troublants où ils viennent vers nous
Leur vie est un firmament ruisselant d’étoiles
Chaque étoile est une âme évadée de sa toile
Ils ont si soif encore d’un amour infini
Pensez à eux car la vraie tombe c’est l’oubli
Ne vous lamentez pas, les pleurs sont des prières
Mais vos douleurs en font des âmes prisonnières.

Les morts ne sont pas morts, un soir ils me l’ont dit.
Par Jean-Paul Sermonte

 

Un jour, un homme arriva au Paradis et demanda à Dieu s’il pouvait voir toute sa vie, aussi bien les joies que les moments difficiles. Et Dieu le lui accorda.
Il lui fit voir toute sa vie, comme si elle se trouvait projetée le long d’une plage de sable. Et lui, l’homme, se promenait le long de cette plage.
L’homme vit que tout le long du chemin, il y avait quatre empreintes de pas sur le sable, les siennes et celles de Dieu.
Mais, dans les moments difficiles, il n’y en avait plus que deux.
Très surpris et même peiné, il dit à Dieu :
«  Je vois que c’est justement dans les moments les plus difficiles que tu m’as laissé seul !… »
«  Mais non, lui répondit Dieu, dans les moments difficiles, il y avait seulement les traces de mes pas à moi, parce qu’alors, je te portais dans mes bras. »

Il était une fois, en haut d’une montagne, trois petits arbres rêvaient à ce qu’ils voudraient devenir quand ils seraient grands.

Le premier regarda les étoiles qui brillaient comme des diamants au-dessus de lui. « Je veux abriter un trésor, dit-il. Je veux être recouvert d’or et rempli de pierres précieuses. Je serai plus beau coffre à trésor du monde. »
Le deuxième arbre regarda le petit ruisseau qui suivait sa route vers l’océan. « Je veux être un grand voilier, dit-il. Je veux naviguer sur de vastes océans et transporter des rois puissants. Je serai le bateau le plus fort du monde. »
Le troisième petit arbre regarda dans la vallée au-dessus lui et il vit la ville où des hommes et des femmes s’affairaient. « Je ne veux jamais quitter cette montagne, dit-il. Je veux pousser si haut que lorsque les gens s’arrêteront pour me regarder, ils lèveront leurs yeux au ciel et penseront à Dieu. Je serai le grand arbre du monde ! ».

Les années passèrent. Les pluies tombèrent, le soleil brilla, et les petits arbres devinrent grands. Un jour, trois bûcherons montèrent dans la montagne.

Le premier bûcheron regarda le premier arbre et dit : « C’est un bel arbre. Il est parfait. » En un éclair, abattu d’un coup de hache, le premier arbre tomba. « Maintenant, je vais être un coffre magnifique, pensa le premier arbre. J’abriterai un merveilleux trésor. »

Le deuxième bûcheron regarda le deuxième arbre et dit : « Cet arbre est vigoureux. Voilà ce qu’il me faut. » En un éclair, abattu d’un coup de hache, le deuxième arbre tomba. « Désormais, je vais naviguer sur de vastes océans, pensa le deuxième arbre. Je serai un grand navire digne des rois. »

Le troisième arbre sentit son cœur flancher quand le bûcheron le regarda. « N’importe quel arbre me conviendra », pensa-t-il. En un éclair, abattu d’un coup de hache, le troisième arbre tomba.

Le premier arbre se réjouit lorsque le bûcheron l’apporta chez le charpentier, mais le charpentier était bien trop occupé pour penser à fabriquer des coffres. De ses mains calleuses, il transforma l’arbre en mangeoire pour animaux. L’arbre qui avait été autrefois très beau n’était pas recouvert d’or ni rempli de trésors. Il était couvert de sciure et rempli de foin pour nourrir les animaux affamés de la ferme.

Le deuxième arbre sourit quand le bûcheron le transporta vers le chantier naval, mais ce jour-là, nul ne songeait à construire un voilier. À grands coups de marteau et de scie, l’arbre fut transformé en bateau de pêche. Trop petit, trop fragile pour naviguer sur un océan ou même sur une rivière, il fut emmené sur un petit lac. Tous les jours, il transportait des cargaisons de poissons morts qui sentaient affreusement fort.

Le troisième arbre devint très triste quand le bûcheron le coupa pour le transformer en grosses poutres qu’il empila dans la cour. « Que s’est-il passé ? se demanda l’arbre qui avait été autrefois très grand. Tout ce que je désirais, c’était rester sur la montagne en pensant à Dieu. »

Beaucoup de jours et de nuits passèrent. Les trois arbres oublièrent presque leurs rêves. Mais une nuit, la lumière d’une étoile éclaira le premier arbre au moment où une jeune femme plaçait son nouveau-né dans la mangeoire.

« J’aurais aimé pouvoir lui faire un berceau », murmura son mari. La mère serra la main du père et sourit tandis que la lumière de l’étoile brillait sur le bois poli. « Cette mangeoire est magnifique », dit-elle.

Et soudain, le premier arbre sut qu’il renfermait le trésor le plus précieux du monde.

« A Bethléem, Marie enfanta son fils, le premier-né. Elle l’emmaillota et l’installa dans une mangeoire. »  Évangile de Luc 2, 7.

D’autres jours et d’autres nuits passèrent, mais un soir, un voyageur fatigué et ses amis s’entassèrent dans la vieille barque du pêcheur. Tandis que le deuxième arbre voguait tranquillement sur le lac, le voyageur s’endormit.

Brusquement, l’orage éclata et la tempête se leva. Le petit arbre trembla. Il savait qu’il n’avait pas la force de transporter tant de monde en sécurité dans le vent et la pluie. Le voyageur s’éveilla. Il se leva, écarta les bras et dit : « Paix. » La tempête se calma aussi vite qu’elle était apparue.

Et soudain, le deuxième arbre sut qu’il transportait le roi des cieux et de la terre.

« Il était déjà tard ce jour-là quand Jésus dit à ses disciples : “Passons sur l’autre rive.” Ils laissèrent la foule et prirent Jésus comme il était dans la barque ; d’autres barques l’accompagnaient. C’est alors que se lève une violente rafale de vent : les vagues se jettent sur la barque au point que déjà l’eau monte, mais lui, allongé sur le coussin à l’arrière, il dort.
Ils le tirent du sommeil et lui disent : “Cela ne te fait rien si nous coulons !”
Jésus s’est réveillé, il rappelle à l’ordre le vent et dit à la mer : “Silence ! Tais-toi !” Aussitôt le vent tombe et c’est le grand calme. » Évangile de Matthieu 4, 35-39.

A quelque temps de là, un vendredi matin, le troisième arbre fut fort surpris lorsque ses poutres furent arrachées de la pile de bois oubliée. Transporté au milieu des cris d’une foule en colère et railleuse, il frissonna quand les soldats clouèrent sur lui les mains d’un homme. Il se sentit horrible et cruel.

Alors les soldats romains le mirent en croix. Au-dessus de sa tête on avait écrit le motif de sa condamnation : « C’est Jésus de Nazareth, le roi des juifs. » Évangile de Matthieu 25, 37.

Mais le dimanche matin, quand le soleil se leva et que la terre tout entière vibra d’une joie immense, le troisième arbre sut que l’amour de Dieu avait tout transformé.

« Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts, dit l’Ange. Il est ressuscité ! » Évangile de Luc 24, 5.

Il avait rendu le premier arbre beau.

Il avait rendu le second arbre fort.

Et à chaque fois que les gens penseraient au troisième arbre, ils penseraient à Dieu.

Cela était beaucoup mieux que d’être le plus grand arbre du monde.
Légende populaire du Moyen Âge (d’après A. E. Hunt, Les trois arbres. Centurion)

IMGP1814ab“Quand le soleil est à son midi, si une vallée très profonde est enfouie entre deux montagnes énormes et que les rayons du soleil puissent atteindre le bas de la vallée, il se produit trois phénomènes. La vallée reçoit une splendeur, une magnificence, une fécondité que la plaine n’a pas.

Quand le juste réside au fond de sa pauvreté contemplant en lui le néant, la misère, l’impuissance ; quand il s’aperçoit profondément incapable de progrès, de persévérance ; quand il voit la multitude de ses négligences et de ses défauts ; quand il s’apparaît tel qu’il est, dans la réalité de son indigence, il creuse la vallée de l’humilité. Prosterné dans sa misère, reconnaissant sa détresse, il l’étale en gémissant devant la miséricorde du Seigneur : il contemple la hauteur du ciel et sa petitesse à lui. La vallée devient profonde.

C’est pourquoi le Christ-Soleil, du haut de son midi, assis à la droite du Père, lance dans le fond de cet humble mille feux et mille splendeurs. Il est incapable de n’être pas touché, quand l’humble étale devant lui et prosterne sa prière.

Alors, des deux côtés de la vallée, deux montagnes se dressent et grandissent : ce sont deux désirs ; le désir de servir et de louer, le désir d’obtenir l’excellence de la sainteté. Ces deux montagnes sont plus hautes que le ciel. Elles touchent Dieu sans intermédiaire et sollicitent sa libéralité. Celle-ci ne se contient pas, elle coule, elle s’épanche ; car l’âme possède alors l’aptitude à recevoir.”

Jan van Ruysbroeck

Pour faire ensemble, avec la tête, avec les bras, avec les jambes…
Construire ou marcher, se sentir enfin exister…
Faire avec son cœur
Des vacances pour créer
Pour apprendre, réfléchir…
Tout le monde apprend et réfléchit …
Chacun dans son domaine, dans sa sphère…
Mais que se passe-t-il ailleurs ?
Les vacances : temps d’ouverture …
Des vacances pour s’ouvrir au monde !
Pour se reposer, pour se parler
La course folle de la vie nous emporte …
On ne sait plus très bien où ni pourquoi…
La solitude, le matérialisme nous guettent…
Notre vie a besoin d’un supplément d’âme…
Besoin d’en parler, d’être écouté…
Des vacances pour aimer !
Pour faire silence, méditer …
La vie est une vaste bousculade : on vit à 100 à l’heure !
Pourtant au fond de nous demeurent des questions éternelles,
Celles que tout le monde finit par se poser…
Mais sans s’y arrêter !
Les vacances : un temps fort pour vivre plus,
Pour se mettre à l’écoute d’un Autre ….
Des vacances pour prier !



Partir, c’est avant tout sortir de soi.

Prendre le monde comme centre, au lieu de son propre moi.
Briser la croûte d’égoïsme qui enferme chacun comme dans une prison.
Partir, ce n’est pas braquer une loupe sur mon petit monde.
Partir, c’est cesser de tourner autour de soi-même
Comme si on était le centre du monde et de la vie.
Partir, ce n’est pas dévorer des kilomètres
Et atteindre des vitesses supersoniques.
C’est avant tout regarder, s’ouvrir aux autres, aller à leur rencontre.
C’est trouver quelqu’un qui marche avec moi,
Sur la même route, non pas pour me suivre comme mon ombre,
Mais pour voir d’autres choses que moi,
et me les faire voir.                Don Helder Camara

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