Textes choisis

14-09-2014 Papa Francesco Matrimoni Basilica San Pietro

Ne pleure pas sur ce que tu as perdu, lutte pour ce que tu as.
Ne pleure pas sur celui qui est mort, lutte pour ce qui est né en toi.
Ne pleure pas sur qui t’a abandonné, lutte pour celui qui est avec toi.
Ne pleure pas sur celui qui te hait, lutte pour celui qui t’aime.
Ne pleure pas sur ton passé, lutte pour ton présent.
Ne pleure pas sur ta souffrance, lutte pour ton bonheur.
Avec toutes les choses qui nous arrivent, nous apprenons que tout problème a sa solution : il faut simplement aller de l’avant.

 

Où est-il
L’arbre des prêtres ?
Dans quel champ
trouver l’arbre à religieuses ?
Dans quelle forêt, ces arbres rares
qui produisent prêtres, religieux et religieuses,
catéchistes et évangélistes, mamans et papas catéchistes ?
L’avez-vous jamais vu ? Jamais rencontré ?
Tous les jours on me demande à moi, évêque,
de le faire pousser cet arbre !
Mais où est le terrain, le trou, l’eau, le fumier ?
Chaque année, on me dit de grimper dessus
pour y cueillir des prêtres et des sœurs.
Et on me pousse à aller le secouer pour qu’il en tombe des apôtres.
Et je m’en vais parcourir les chemins et je vais d’une communauté chrétienne à l’autre
et je visite les familles les unes après les autres.
N’avez-vous pas chez vous mon arbre,
l’arbre qui manque
dans mon verger ?
N’êtes-vous pas
vous-mêmes
l’arbre rare
qui doit être planté
dans mon champ ?
Familles, soyez la bonne terre ! Communautés chrétiennes, soyez une pépinière !
Éducateurs, apportez la bonne eau ; femmes et hommes, enfants et jeunes, parents
Et éducateurs, cherchons ensemble l’arbre à vocations, en priant et en faisant quelque chose,
en faisant confiance à Dieu sans calcul.

La graine – l’appel de Dieu – sera semée, et elle donnera l’arbre de la vocation
A l’ombre de la grande Croix, au soleil glorieux de la Résurrection :
Que le cœur qui aime l’Église dise : Oui ! Amen !

Mgr Anselme Sanon, Evêque de Bobo-Dioulasso, Burkina FasoMgr Anselme Sanon

Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent …
Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque …
Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe …
Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?

Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle …
Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?

Benoit Marchon

L’histoire De La Vie

Le Roi Lion


Au matin de ta vie sur la planète
Ébloui par le dieu soleil
À l’infini tu t’éveilles aux merveilles
De la terre qui t’attendent et t’appellent
Tu auras tant de choses à voir
Pour franchir la frontière du savoir
Recueillir l’héritage
Qui vient du fond des âges
Dans l’harmonie d’une chaîne d’amour
C’est l’histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu’un enfant béni
Rend immortel
La ronde infinie
De ce cycle éternel

C’est l’histoire
L’histoire de la vie
C’est l’histoire de la vie
Le cycle éternel
Qu’un enfant béni
Rend immortel
La ronde infinie
De ce cycle éternel
C’est l’histoire
L’histoire de la vie

andrieux1Vivre en soi, ce n’est rien ; il faut vivre en autrui.
A qui puis-je être utile et agréable, aujourd’hui ?
Voilà, chaque matin, ce qu’il faudrait se dire.
Et, le soir, quand des cieux la clarté se retire,
heureux à qui son cœur tout bas a répondu :
“Ce jour qui va finir, je ne l’ai pas perdu.
Grâce à mes soins, j’ai vu, sur une face humaine,
la trace d’un plaisir ou l’oubli d’une peine”.

François Andrieux (1759-1833)

 

Celle qui plus jamais ne portera de feuilles nouvelles,
Ni de fleurs ou de fruits,
Celle que la vie a déserté pour toujours …
Il lui reste une possibilité merveilleuse :
Accepter d’être jetée dans le feu,
Et celle qui ne servait à rien devient lumière et chaleur
Pour ceux qui sont dans la maison.

Je t’offre ce soir, Seigneur,
Les branches mortes de ma journée.
Je sais qu’au feu de ton Amour
Elles seront transformées !

Michel QUOIST

 


La fraternité, Seigneur, c’est comme un bouquet offert au moment où l’on en a besoin ; c’est comme une eau claire qui vous désaltère, c’est comme une chaleur qui va droit au cœur !

La fraternité, Seigneur, c’est toute une chaîne qui se met en route, maillons de prière, c’est un petit signe, l’envoi d’une carte, c’est une visite faite à l’hôpital !

La fraternité, Seigneur,
c’est comme un bouquet aux couleurs de vie, qui n’enferme pas dans la maladie, qui ne s’arrête pas,
car autour de soi, d’autres attendent aussi.

La fraternité, Seigneur, c’est une famille qui vous tend la main, avec trois fois rien, un feu allumé, le son d’une voix, une façon d’aider, de dire : « On est là. »

La fraternité, Seigneur, c’est comme un bouquet, les fleurs sont des noms dont on se souvient, les fleurs sont des « liens » dont on a besoin dans le quotidien…

C’est comme le Pain ! Aide-nous, Seigneur, à vivre tout cela…
D’après une prière de Myriam

“La plus belle image de prière, ce serait celle des bougies dans l’église froide.

Les bougies perdent tout leur sang. Elles dépensent toute leur mèche. Elles ne gardent rien pour elles, elles donnent ce qu’elles sont et ce don passe en lumière.” 

Christian Bobin

La paix, elle aura ton visage,
La paix, elle aura tous les âges.
La paix sera toi, sera moi, sera nous,
Et la paix sera chacun de nous.

Seigneur, apprends-moi à sourire

Quelqu’un m’a dit un jour :
« Donne chaque jour ton sourire
C’est ton merveilleux cadeau d’Amour. Il ne dure qu’un instant, mais fait chanter le cœur. »

Seigneur, apprends-moi à sourire
comme mon frère chiffonnier… Quelle est la source de sa joie ? Pourquoi ce regard lumineux chez cet homme immergé dans l’ordure ?
Seigneur, apprends-moi à sourire
comme l’enfant chiffonnier. Il chante en dansant sur son tas d’ordures. Il offre à tout ce qui passe son beau sourire d’enfant.

Faut-il donc être pauvre, petit, Seigneur, pour savoir sourire ?
Mais il est des heures, Seigneur,
où mon cœur lourd, blessé, m’oppresse…

Je ne sais plus sourire, alors, que puis-je faire, Seigneur ? Sinon écouter la parole de ton Fils :
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau et je vous soulagerai. »

Quelqu’un m’a dit un jour :
« Donne chaque jour ton Sourire
c’est ton merveilleux cadeau d’amour ! »

Sœur Emmanuelle

Bénis cette nouvelle année

Bénis, Seigneur, cette nouvelle année, tous ces jours devant nous qui vont passer comme un éclair.

Apprends-nous à les purifier de toute vanité et de toute impatience pour qu’ils soient remplis tout entiers de ta plénitude.

Bénis, Seigneur, cette nouvelle année. Bénis ceux qui s’efforcent, au milieu des guerres et des violences, de bâtir un monde plus fraternel.

Bénis tous les peuples de la Terre afin qu’ils soient dans la paix. Bénis tous ceux qui te reconnaissent comme seul Seigneur, bénis ton Église partagée, divisée, rassemble-la dans l’unité. Bénis tous ceux qui forment ton peuple.

Bénis, Seigneur, oh oui, bénis tous ceux que j’aime, tous ceux que je rencontrerai cette année Bénis, Seigneur, toutes mes démarches, imprègne de prière toute ma vie.

Bénis, Seigneur, cette nouvelle année, aide-nous à vivre tout au long des jours dans l’allégresse et la sérénité, la tendresse et la fidélité.

Donne-nous la force de pardonner

Toi, Seigneur, tu m’invites à pardonner sans cesse. Chaque jour, de nombreux événements, de petits et de gros conflits, de minuscules et d’énormes malentendus, me lancent un appel.

Chaque jour retentit l’appel à pardonner. Mais je n’en ai pas envie, Seigneur. Parce ce que j’ai l’impression de toujours plier quand je pardonne. J’ai l’impression d’être le plus faible, celui qui n’a pas assez de colonne vertébrale pour se tenir debout.

Puis je me souviens de toi sur la croix. Il t’en fallait du courage et de l’amour pour dire : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font !

Donne-moi la force de pardonner sans cesse. Car je sais, en regardant ta vie et ta mort, que ce n’est pas de la faiblesse de ne jamais refuser son pardon.

C’est de la force.

C’est la force de l’amour.

 

 

Liberté  

Paul Eluard

Au rendez-vous allemand, 1945, Les Éditions de Minuit

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

UN AMOUR M’ATTEND

Ce qui se passera de l’autre côté,
Quand tout pour moi
Aura basculé dans l’éternité,
Je ne le sais pas.
Je crois, je crois seulement
QU’UN AMOUR M’ATTEND.

Je sais pourtant qu’alors il me faudra faire,
Pauvre et sans poids, Le bilan de moi.
Mais ne pensez pas que je désespère.
Je crois, je crois tellement
QU’UN AMOUR M’ATTEND.

Ne me parlez pas des gloires et louanges des bienheureux.
Et ne me dites rien non plus des anges.
Tout ce que je peux,
C’est croire, croire obstinément
QU’UN AMOUR M’ATTEND.

Maintenant mon heure est si proche et que dire?
Oh ! mais sourire. Ce que j’ai cru,
je le croirai plus fort au pas de la mort.
C’est vers un Amour
Que je marche en m’en allant :
C’est dans un Amour
QUE JE DESCENDS DOUCEMENT.

Si je meurs, ne pleurez pas :
C’est un amour qui me prend.
Si j’ai peur-et pourquoi pas?
Rappelez-moi simplement
Qu’un amour, UN AMOUR M’ATTEND.

Il va m’ouvrir tout entier
A Sa joie, à Sa lumière.
Oui, Père, je viens à Toi
Dans le vent
Dont on ne sait
ni d’où il vient ni où il va,
Vers Ton Amour,
TON AMOUR QUI M’ATTEND.

À tout âge, on peut être heureux !

Ne dites jamais « l’avenir est derrière moi ».

Ce n’est pas vrai. L’avenir est devant nous, et l’avenir ce n’est pas un tronçon du temps qui vient après le passé et le présent.

Pour nous, l’avenir c’est Quelqu’un, c’est le Christ victorieux de la mort qui s’avance vers nous, qui nous bouscule dans nos étroitesses, qui nous déloge de la prison du temps pour nous dire : « Tu es fait pour la vie et le bonheur. »

C’est cela la foi chrétienne.

L’avenir commence aujourd’hui et il a le visage de l’amour du Christ.

À tout âge, on peut être heureux…

Monseigneur Pierre Molères

LES GOUTTES D’HUILE

Ne vous imaginez pas
que l’Amour, pour être vrai,
doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin,
c’est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle,
si ce n’est pas par l’apport continuel
de petites gouttes d’huile ?
Qu’il n’y ait plus de gouttes d’huile,
il n’y aura plus de lumière,
et l’époux dira :
“Je ne te connais pas”.
Mes Amis,
que sont ces gouttes d’huile dans nos lampes ?
Elles sont les petites choses
de la vie de tous les jours :
la joie, la générosité,
les petites paroles de bonté,
l’humilité et la patience,
simplement aussi une pensée pour les autres,
notre manière de faire silence, d’écouter,
de regarder, de pardonner,
de parler et d’agir.
Voilà les véritables gouttes d’Amour
qui font brûler toute une vie
d’une vive flamme.
Ne chercher donc pas Jésus au loin ;
il n’est pas que là-bas, il est en vous.
Entretenez bien la lampe et vous le verrez.
                                                                     Mère Térésa

PRIÈRE AUX MAGES POUR CHERCHER AVEC EUX

Votre cœur s’est mis en route vers Dieu
en même temps que vos pas
se dirigeaient vers Bethléem.
Vous cherchiez et Dieu guidait votre recherche
dès l’instant où vous l’avez entreprise.
Vous le cherchiez dont, lui, le Salut.
Vous le cherchiez au firmament du ciel,
mais aussi dans votre cœur ;
dans le silence
mais aussi dans les questions posées aux hommes.
Quand, arrivés près de l’Enfant,
vous vous agenouillez devant lui,
vous offrez l’or de votre amour,
l’encens de votre vénération,
la myrrhe de vos souffances
devant la Face du Dieu invisible (…).

Et toi, risque à ton tour le voyage vers Dieu !
Allons, en route !
Oublie le passé, il est mort !
La seule chose qui te reste, c’est l’avenir.
Regarde donc en avant :
la vie est là et ses possibilités entières,
Car on peut toujours trouver Dieu,
toujours le trouver davantage.
Un atome de réalité surnaturelle
a tellement plus de prix que nos rêves les plus grandioses :
Dieu est l’éternelle jeunesse et il n’y a point de place
pour la résignation dans son Royaume !

Méditation inspirée d’un texte de jésuite Karl Rahner (1904-1984)

SEIGNEUR, SI TU VEUX M’ATTENDRE

Seigneur, si tu veux m’attendre encore,
Je serai le quatrième mage,
Parti de nulle part…
Parti sans étoile aux cieux,
Pour un voyage au bout du temps…
Pour un voyage au bout de moi…

Quand les ténèbres brouillent toutes les pistes,
Quand ma boussole intérieure bat la chamade,
Quand ma route s’enroule sur elle-même,
Tu me montres, quelque part dans ma nuit,
L’étoile inconnue que tu fais lever pour moi !

Tu me dis que je n’ai pas perdu ma vie,
Ce temps que j’avais rêvé tout autre !
Tu me dis que tu m’attends encore,
Car la fête ne commencera pas sans moi.

Et je t’offrirai mon enfance,
Tapie sous les décombres de mon passé…
J’adorerai l’Enfant de Noël,
Comme on s’agenouille, émerveillé,
Devant le miracle fragile d’une parole enfin devenue vraie.

Maintenant, je te vois en l’Enfant de Noël,
T’agenouiller devant moi,
Pour que je devienne enfin ton enfant…

Anonyme ( texte recueilli sur le site du lycée Saint Paul d’Angoulême)

Les 4 bougies

Les quatre bougies brûlaient lentement. L’ambiance était tellement silencieuse  qu’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit :  Je suis la Paix !
Cependant personne
n’arrive à me maintenir allumée.
Je crois que je vais m’éteindre.”
Sa flamme diminua rapidement,
et elle s’éteignit complètement.

La deuxième dit :
Je suis la Foi !
Dorénavant je ne suis plus indispensable,
cela n’a pas de sens
que je reste allumée plus longtemps.”
Quand elle eut fini de parler,
une brise souffla sur elle et l’éteignit.

Triste, la troisième bougie
se manifesta à son tour :
Je suis l’Amour !
Je n’ai pas de force pour rester allumée.
Les personnes me laissent de côté et
ne comprennent pas mon importance.
Elles oublient même d’aimer ceux
qui sont proches d’eux.”
Et, sans plus attendre, elle s’éteignit.

Soudain… un enfant entre
et voit les trois bougies éteintes.
” Pourquoi êtes-vous éteintes ?
Vous deviez être allumées jusqu’à la fin.”
En disant cela, l’enfant commença à pleurer.
Alors, la quatrième bougie parla :
” N’aie pas peur, tant que j’ai ma flamme
nous pourrons allumer les autres bougies,
Je suis l’Espérance !

Avec des yeux brillants,
l’enfant prit la bougie de l’Espérance…
et alluma les autres.

Que l’Espérance ne s’éteigne jamais
en nos cœurs et que chacun de nous
puisse être l’outil nécessaire pour maintenir
l’Espérance, la Foi, la Paix et l’Amour !

Hymne grecque

Bethléem, prépare-toi : le paradis s’ouvre pour tous. Réjouis-toi, Ephrata, car dans la grotte, l’arbre de vie a fleuri, du sein de la Vierge. Ce sein est devenu un paradis spirituel, où nous trouvons la plante divine qui nous donne la vie, si nous la mangeons. Désormais, nous ne mourrons plus comme Adam : car le Christ naît pour relever son image, tombée aux premiers jours du monde.
Le Christ s’approche pour nous servir ; il prend, lui le Créateur, la forme de sa créature. Riche de sa divinité, il apporte au malheureux Adam une création et une naissance nouvelles.
Il incline les cieux, et du sein de la Vierge, il s’approche de nous, revêtu de notre chair. Il va naître dans la grotte de Bethléem, selon les Écritures, il va paraître comme un enfant, lui qui, aux enfants, donne la vie dans le sein des mères. Allons à sa rencontre, dans la joie et l’âme en fête.
Le Seigneur plein de sagesse vient chez lui comme un simple hôte : accueillons-le, afin de devenir à nouveau des hôtes de son paradis de délices, et d’y demeurer par la grâce de celui qui naît dans une étable.

Extrait de Prières eucharistiques des premiers siècles, Adalbert Hamman, Desclée de Brouwer, 1957.

 

Le Fruit
Le fruit du Silence, est Prière,
Le fruit de la Prière, est Foi,
Le fruit de la Foi, est Amour
Le fruit de l’Amour, est Service
Le fruit du Service est Paix.

Mère Térésa

Si tes Enfants   (Bulletin Paroissial Décembre 2014)

Si tes enfants ne veulent pas aller à la messe de Noël, ne dis pas : “Ils n’ont plus la foi !”, dis seulement : “Ils ne vont pas à la messe.”

Car qui t’a chargé de déterminer la mesure et le degré de la foi des uns et des autres ?

N’oublie jamais l’Évangile ! C’est devant cette païenne de Cananéenne ou cet idolâtre de centurion romain que Jésus ne peut s’empêcher de s’exclamer de joie : “Jamais je n’ai vu une pareille foi en Israël !”

Si ta fille vit avec un copain sans être mariée, ne dis pas : “Elle vit dans le péché !”, dis : “Ma Fille vit avec un ami.”

Car est-ce toi que Dieu a désigné pour organiser le jugement dernier ?”.

Si tes petits-enfants ne sont pas baptisés ou ne vont pas au catéchisme, ne clame pas à qui veut l’entendre : “Ils ont rejeté l’Église et les sacrements …”.

Que sais-tu des rendez-vous secrets que Dieu peut avoir avec tes petits-enfants ? Ces surprises bouleversantes dont nul ne connaît ni le jour ni l’heure ?

Sais-tu qu’il n’y a jamais eu autant de baptêmes d’adultes qu’en ces temps-ci ?

Accepte que la foi de tes petits-enfants ne soit pas qu’en tes seules mains et ne dépende pas que de toi.

Mais c’est parce que je sais que tu souffres de tout cela et que tu risques bien d’en avoir encore plus mal au cours des réunions de famille qui s’annoncent que je voudrais pouvoir éclairer ton regard d’une étoile.

Devenir capable de regarder l’autre comme un enfant de Dieu et non plus comme un non-pratiquant, le voir avec la tendresse même de Dieu, écouter l’autre comme quelqu’un à aimer et non comme un présumé coupable,

C’est le signe le plus concret que Noël est bien arrivé et que c’est bien vrai que Dieu s’est fait homme.
Jean Debruynne

Le jeune homme et l’ermite (Bulletin Paroissial Novembre 2014)

Un jour, un jeune homme vint chez un ermite et lui dit :

« Je suis déçu de mon Église et je cherche une Communauté parfaite. »

Alors, le vieillard le conduisit vers sa vieille chapelle et lui dit :

« Que vois-tu sur ces vieux murs ? »

« De la mousse et des mauvaises herbes, répondit le jeune homme surpris. »

« Tu vois, continua l’ermite, Dieu habite pourtant cet endroit. Il en est ainsi de l’Église. Elle ne peut être ni parfaite ni pure, car elle est faite d’hommes. Toi aussi tu es un homme, et même si tu découvres la communauté parfaite, elle ne le sera plus dès l’instant où tu y entreras. »

Apologue des Pères de l’Église

La vie a besoin de toi tel que tu es

(Bulletin Paroissial Novembre 2014)

Jésus disait :

« Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits ; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits : on ne cueille pas de figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. »

Evangile de Luc, Chapitre 6, versets 43-45

(Bulletin Paroissial Novembre 2014)

Quand une relation s’inscrit dans le vivant de la vie, elle donne à l’existence un goût d’éternité.               Jacques Salomé

La Prière d’un Enfant et la télévision

(Bulletin Paroissial Septembre 2014)

« Seigneur, Toi qui es bon et protèges les petits de la terre, je voudrais te demander une grande faveur :

Transforme-moi en télévision, pour que mes Parents s’occupent de moi, comme ils s’occupent d’elle… pour qu’ils montrent le même intérêt à mon égard qu’à son égard…

Car, c’est grâce à la télévision que ma Maman peut voir son feuilleton préféré et que mon Papa peut écouter les dernières informations.

Je voudrais tant parler comme certains animateurs de la télévision : quand ils parlent, toute la famille se tait, pour les écouter avec grande attention et sans jamais les interrompre.

Je voudrais tant qu’on ait, pour moi, cette même préoccupation qui anime mes Parents, lorsque parfois la télévision est en panne, et que, très vite, ils appellent un technicien.

Je voudrais être une télévision, pour être le meilleur ami de mon Papa et de ma Maman et devenir leur héros préféré. Seigneur, s’il te plaît, fais que je sois une télévision, même si ce n’est que pour un seul jour ! »

La Lézarde 

Dans tous les murs, il y a une lézarde : dans toute lézarde, très vite, il y a un peu de terre : dans cette terre la promesse d’un germe fragile ; il y a l’espoir d’une fleur et, dans cette fleur, la certitude ensoleillée d’un pétale de bonheur. Oui, le bonheur est en germe même dans les murs les plus hostiles. Le bonheur peut naître d’une fissure, d’une rupture, d’un abandon. Il peut naître aussi d’une ouverture, d’un mouvement ou d’un élan de tendresse. Le bonheur a de multiples visages.             Jacques Salomé

Les vacances : Partir         (Bulletin Paroissial Août 2014)
Partir, c’est avant tout sortir de soi.

Prendre le monde comme centre, au lieu de son propre moi.
Briser la croûte d’égoïsme qui enferme chacun comme dans une prison.
Partir, ce n’est pas braquer une loupe sur mon petit monde.
Partir, c’est cesser de tourner autour de soi-même
Comme si on était le centre du monde et de la vie.
Partir, ce n’est pas dévorer des kilomètres
Et atteindre des vitesses supersoniques.
C’est avant tout regarder, s’ouvrir aux autres, aller à leur rencontre.
C’est trouver quelqu’un qui marche avec moi,
Sur la même route, non pas pour me suivre comme mon ombre,
Mais pour voir d’autres choses que moi,
et me les faire voir.                Don Helder Camara

 

Je dois vous l’avouer, chers Paroissiens, j’ai, parfois, des démangeaisons.

Par exemple, il m’arrive, lors des messes du Samedi, d’avoir une grande envie de compter les habitants de tel ou tel village présents à la célébration, pensant que j’aurais, sans doute, assez de mes dix doigts, pour le faire. La même envie me prend, parfois, le Dimanche, pour vérifier le nombre de gens qui profitent de la chance d’avoir la Messe célébrée, dans leur village. Mais, je me retiens et je continue, bien sûr, la célébration.

Lors des obsèques, j’ai parfois, très envie de poser la question : « Pourquoi faire venir à l’église, entre quatre planches, quelqu’un qui, de son vivant, a tenu à ne jamais y venir ? ». Mais, je me tais, par respect, pour la famille en deuil. Toujours, pour les enterrements, j’ai bien envie de demander aux personnes qui sont très en avance, devant l’église ou même à l’intérieur, si elles  se sont trompées d’heure, ou s’il s’agit, pour elles, d’un événement à ne surtout pas rater. Je préfère, cependant, me convaincre qu’elles sont là, pour commencer, un peu plus tôt, leur prière…

Autre démangeaison : lors des obsèques, des baptêmes et des mariages, l’envie me prend, parfois, d’imiter les personnes qui mâchent du chewing-gum. Mais, si je le faisais, il faudrait alors arrêter le chant  – que je suis, parfois, le seul à assurer.

Lorsque des personnes disent « MERCI », en recevant la Sainte Communion, ma première envie est de leur dire « Merci qui ? », plutôt que : « Il n’y a pas de quoi ! ». Jusqu’à présent, je me contente de leur faire comprendre qu’il convient de répondre : « AMEN ! ».

J’ai, parfois, envie de dire à ceux qui déposent 1 ou 2 centimes à la quête, de se doter, rapidement de nouvelles lunettes ou bien de considérer ce qu’ils pourraient acheter, avec pareille somme dont ils se privent si généreusement. Mais, je me tais, pour qu’ils n’aillent pas croire que j’aime l’argent.

Quand on me téléphone, sans se présenter – ce qui arrive de plus en plus –  j’ai, parfois, envie de prendre une autre voix, pour faire croire à une erreur de numéro. Cependant, je passe outre, en pensant que la personne en question a cru dire son nom ou que ce n’est pas de sa faute, si elle n’a pas reçu le minimum d’éducation…

Bref, chers Paroissiens, j’ai, parfois, des démangeaisons – ce qui doit vous arriver aussi.  Mais, je me retiens. Cependant, je ne sais pas si je pourrais, en tous ces points, tenir très longtemps !…

  Signé : Monsieur le Curé

Espérance   (Bulletin Paroissial Juillet 2014)

Ouvrez grandes vos portes
Ouvrez vos cœurs en grand
Que la vie vous emporte plus loin devant.
Gardez dans vos mémoires
Qu’un monde est à bâtir
Des sillons de l’histoire
Jaillira l’avenir.
L’Espoir fait le voyage
Vous en êtes témoin
N’arrachez pas la page
Où s’écrira demain.

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
Et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
Et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence,
Aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d’être vous.

Jacques Brel

Les vacances      (Bulletin Paroissial Juillet 2014)

Pour faire ensemble, avec la tête, avec les bras, avec les jambes…
Construire ou marcher, se sentir enfin exister…
Faire avec son cœur
Des vacances pour créer
Pour apprendre, réfléchir…
Tout le monde apprend et réfléchit …
Chacun dans son domaine, dans sa sphère…
Mais que se passe-t-il ailleurs ?
Les vacances : temps d’ouverture …
Des vacances pour s’ouvrir au monde !
Pour se reposer, pour se parler
La course folle de la vie nous emporte …
On ne sait plus très bien où ni pourquoi…
La solitude, le matérialisme nous guettent…
Notre vie a besoin d’un supplément d’âme…
Besoin d’en parler, d’être écouté…
Des vacances pour aimer !
Pour faire silence, méditer …
La vie est une vaste bousculade : on vit à 100 à l’heure !
Pourtant au fond de nous demeurent des questions éternelles,
Celles que tout le monde finit par se poser…
Mais sans s’y arrêter !
Les vacances : un temps fort pour vivre plus,
Pour se mettre à l’écoute d’un Autre ….
Des vacances pour prier !

Saint Habib

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Hier le soleil s’inclinait, il allait s’enfoncer sous la terre. Il s’est arrêté une dernière fois sur le seuil de la savane pour laisser à chacun le temps de rentrer. Celui-ci avec son outil, cet autre avec ses effets dans les yeux, celle-là avec ses mangues, ceux-là avec leur brassée de bois. Une petite fille portait son petit frère sur son dos. Je lui ai dit :
«Quel fardeau pour une petite fille !»
Elle m’a répondu :
«Ce n’est pas un fardeau, c’est mon frère…»
Vous avez entendu, vous autres les sages: la vérité sort de la bouche des enfants. «Mon frère n’est pas un fardeau.»

Mon frère n’est jamais un fardeau !

Seigneur Jésus-Christ,
guéris-moi de la dureté de mon cœur. Rends mon cœur semblable au Tien ; fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer sur lui-même et qui ne tombe pas dans le piège de la mondialisation de l’égoïsme et de l’indifférence.
Pape François

Seigneur Jésus, maintenant que nous sommes personnes âgées, nous Te rendons grâce  pour tous les bienfaits reçus de Toi. Nous intercédons pour les attentes des nouvelles générations : qu’ils n’oublient pas  les sacrifices des générations passées. Nous intercédons pour les jeunes ambitieux  afin qu’ils comprennent qu’une vie sans amour est une vie desséchée. Nous intercédons pour les jeunes permets-leur de sortir des angoisses
qui habitent leur âme ; guéris-les de la peur de l’avenir qui  peut être vaincue qu’avec l’aide te Ta grâce. Nous intercédons pour les jeunes, notre expérience peut leur apprendre qu’il y a plus de joie à se donner, à donner qu’à penser à son égoïsme, à ses intérêts apprends-leur à Te louer, à louer sans fin ta Miséricorde ! Ainsi soit-il !

Pape François

Notre Père et Louez-le par GLORIOUS

 

Jésus, là où Tu es né, au milieu de Joseph et de Marie, ta crèche n’était pas fermée.
Tout le monde pouvait entrer.
Jésus, quand Tu es né, Tu as voulu que tout le monde puisse venir Te voir
parce que Tu es venu pour tout le monde.

Avant que Tu ne naisses, Jésus, Joseph et Marie n’avaient trouvé
que des maisons aux portes fermées : fermées au secret de Dieu.
Ils ont trouvé ouverte une étable, une pauvre étable.
Mon cœur, il peut aussi être ouvert ou fermé pour aimer.
Mes mains, elles peuvent aussi être ouvertes ou fermées pour donner.
Ma vie, elle peut aussi être ouverte ou fermée pour faire vivre.

Aujourd’hui, Jésus, Tu ne nais plus dans une étable ;
mais Tu veux naître, dire le secret de Dieu,
dans toutes les maisons, dans tous les cœurs.
Tu veux déposer le baiser de Dieu sur tous les visages.
Tu veux des millions de crèches pour habiter le monde.
Tu veux des millions de cœurs pour donner ta paix sur la terre.
Tu veux des millions de visages pour donner la paix de Dieu.
Tu veux des millions de Noëls pour donner ton Noël.
Ouvre les maisons fermées par la peur ou par la richesse.
Ouvre les cœurs fermés par le chagrin ou par l’égoïsme.
Ouvre les visages fermés par la colère ou par le manque d’amour.

Jésus, viens ouvrir nos sourires et nos lèvres,
viens ouvrir nos maisons et nos cœurs pour dire avec Toi :
Gloire à Dieu, notre Père !

Frère Élie Maréchal

 

Cette chose à la fois si douce et si légère,
Qui parfois se prolonge, parfois est passagère,
Cette chose qui fait que l’on respire mieux,
Qui gonfle la poitrine et qui mouille les yeux,
Cette chose qu’on garde parce qu’on l’a donnée
Et qui se multiplie quand elle est partagée,
Cette chose insolite dans un monde vénal
Qui se rit des fortunes, qui domine le mal,
Cette chose bizarre qui échappe à l’argent
Et que chacun de nous reçoit en la donnant,
Cette chose qui peut convertir l’incroyant,
Cette chose si grande qui tient dans un éclair
Qu’un petit mot désigne dans le dictionnaire,
Cette chose si belle et modeste à la fois,
Cette petite chose, nous l’appelons : La Joie !

André Arvieu

Dans tous les murs, il y a une lézarde : dans toute lézarde, très vite, il y a un peu de terre : dans cette terre la promesse d’un germe fragile ; il y a l’espoir d’une fleur et, dans cette fleur, la certitude ensoleillée d’un pétale de bonheur.

Oui, le bonheur est en germe même dans les murs les plus hostiles. Le bonheur peut naître d’une fissure, d’une rupture, d’un abandon. Il peut naître aussi d’une ouverture, d’un mouvement ou d’un élan de tendresse. Le bonheur a de multiples visages.

Jacques Salomé

Un jour, une mésange rencontre une colombe. La mésange demande à la colombe :
«  Combien pèse un flocon de neige ?»
«  Rien, rien d’autre que rien », dit la colombe.
La mésange lui raconte alors cette histoire :
«  J’étais sur une branche de sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête ; non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3 751 962. Lorsque le 3 751 962e tomba sur la branche, rien d’autre que rien, comme tu l’as dit, la branche cassa. »
Sur ce, la mésange s’envola.
La colombe réfléchit un moment et se dit finalement :
«  Peut-être ne manque-t-il qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix. »

La mort n’est point notre issue,
Car plus grand que nous
Est notre désir, lequel rejoint
Celui du Commencement,
Désir de vie.
La mort n’est point notre issue,
Mais elle rend unique tout d’ici ;
Ces rosées qui ouvrent les fleurs du jour,
Ce coup de soleil qui sublime le paysage,
Cette fulgurance d’un regard croisé,
Et la flamboyance d’un automne tardif,
Ce parfum qui assaille et qui passe, insaisi,
Ces murmures qui ressuscitent les mots natifs,
Ces heures irradiées de vivants, d’alléluias,
Ces heures envahies de silence, d’absence,
Cette soif qui jamais ne sera étanchée,
Et la faim qui n’a pour terme que l’infini…
Fidèle compagne, la mort nous contraint
A creuser sans cesse en nous
Pour y loger songe et mémoire,
A toujours creuser en nous
Le tunnel qui mène à l’air libre.
Elle n’est point notre issue.
Posant la limite,
Elle nous signifie l’extrême
Exigence de la Vie,
Celle qui donne, élève,
Déborde et dépasse.”
Par François Cheng

La nuit n’est jamais complète:
Il y a toujours, au bout du chagrin
une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée.

Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
un cœur généreux.
Une main tendue, une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie, la vie à partager.

La nuit ne serait jamais que nuit
si le cri d’un tout-petit ne l’avait désarçonnée.
Les ténèbres ne seraient jamais que ténèbres
si la lumière ne s’était risquée à les découdre.
Le malheur ne serait jamais que malheur
si un visage n’en avait partagé la lourdeur.

Noël, une mémoire qui enfante l’histoire
Une promesse ourlée à la détresse
Une parole à l’aplomb du monde
Pour ouvrir une faille
Pour éclairer la paille
Pour inciter aux semailles
Dieu en l’humain est toujours possible
pour qui accueille sa fragilité comme un berceau !

Francine Carrillo (pasteur protestante)

La paix, elle aura ton visage,
La paix, elle aura tous les âges.
La paix sera toi, sera moi, sera nous,
Et la paix sera chacun de nous.
colombe

“La plus belle image de prière, ce serait celle des bougies dans l’église froide.

Les bougies perdent tout leur sang. Elles dépensent toute leur mèche. Elles ne gardent rien pour elles, elles donnent ce qu’elles sont et ce don passe en lumière.” 

Christian Bobin

Seigneur, Toi qui es bon et protèges les petits de la terre, je voudrais te demander une grande faveur :

Transforme-moi en télévision, pour que mes Parents s’occupent de moi, comme ils s’occupent d’elle… pour qu’ils montrent le même intérêt à mon égard qu’à son égard…

Car, c’est grâce à la télévision que ma Maman peut voir son feuilleton préféré et que mon Papa peut écouter les dernières informations.

Je voudrais tant parler comme certains animateurs de la télévision : quand ils parlent, toute la famille se tait, pour les écouter avec grande attention et sans jamais les interrompre.

Je voudrais tant qu’on ait, pour moi, cette même préoccupation qui anime mes Parents, lorsque parfois la télévision est en panne, et que, très vite, ils appellent un technicien.

Je voudrais être une télévision, pour être le meilleur ami de mon Papa et de ma Maman et devenir leur héros préféré. Seigneur, s’il te plaît, fais que je sois une télévision, même si ce n’est que pour un seul jour ! »

 

La tombe dit à la rose
La tombe dit à la rose :
– Des pleurs dont l’aube t’arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
– Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?La rose dit : – Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l’ombre
Un parfum d’ambre et de miel.
La tombe dit : – Fleur plaintive,
De chaque âme qui m’arrive
Je fais un ange du ciel !
Par Victor Hugo

Je dormais et je rêvais que la vie n’était que joie.
Je m’éveillais, et je vis que la vie n’était que service ;
Je servis et je vis que servir était une joie.

Tagorre

 

Jésus disait :

« Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits ; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits : on ne cueille pas de figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. »

Evangile de Luc, Chapitre 6, versets 43-45