Category Archives: Le petit Journal

17-10-2018

RCF, 18 Octobre 2018, émission spéciale “Solidarité Pays d’Aude”

https://rcf.fr/ecouter/RCF11 Le standard : 04 72 38 20 23
INONDATIONS AUDE
une émission spéciale “Solidarité Pays d’Aude” mobilisera l’antenne nationale de RCF et votre radio locale RCF Pays d’Aude.
A cette occasion,
le Père Luc Caraguel, vicaire Général,
Monsieur Pierre Bardies, Vice-Président du département de l’Aude en charge de la commission Routes et Mobilités
et Madame Magali Bardou, ajointe aux Affaires Sociales, aux Associations, au Handicap, aux Affaires Militaires et Anciens combattants de la ville de Carcassonne interviendront en direct au cours de l’émission.
Le standard : 04 72 38 20 23
sera ouvert pour permettre aux auditeurs de témoigner leur solidarité face à cette tragédie.
13-10-2018

Carmel de Muret, quelle belle journée pour Sœur Marie de Jésus !

Ce samedi fut une journée de grâce pour Sœur Marie de Jésus, sa famille et tous ceux qui étaient venus s’associer à ce grand moment émouvant et solennel.

Sous la présidence de Monseigneur Le Gall, en présence de Monseigneur Planet, du Père Luc Caraguel, de notre Père Simplice et de nombreux prêtres, la cérémonie s’est déroulée dans la chapelle du Carmel, magnifiquement fleurie et trop petite pour accueillir tant de monde. Une salle avec projection a permis de suivre en direct cet évènement.

Accueil, chants, liturgie, prières et beaucoup d’émotion ont participé à offrir à tous un moment béni de Dieu pour accueillir sa Servante rayonnante de joie. Quelle belle fête !

Puis, sous le soleil venu saluer cet évènement, un apéritif et un bon repas ont été servis pour prolonger encore et encore la bénédiction de ce jour. Beauté aussi de nos Paroissiens venus en nombre de Sigean, Portel, Roquefort, Leucate pour dire à son amitié à cette belle famille et à cette jeune femme qui a fait un choix de vie si particulier, ainsi qu’à sa Sœur Isabelle, devenue le 15 août dernier, Petite Sœur Servane. L’Aumônerie, à laquelle elle a participé longtemps, lui a offert un beau figuier, arbre symbolique… Alors, soyons tous joyeux de ce qui s’est accompli ce jour ! Louange à Dieu !

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07-10-2018-une

Sigean, après-midi, messe et soirée de rentrée pour le Caté, l’Éveil à la foi et l’Aumônerie !

Une belle après-midi de jeux pour 40 enfants de la paroisse,  sur le thème de la famille : un atelier fleurs et fruits pour 4 décorations, un atelier prières, construction d’un arbre généalogique sur la famille de Jésus, course relais avec des lettres sur des balles à attraper avec des épuisettes dans une piscine afin de former des noms de la Sainte Famille, un goûter partagé, le flashmob avec les jeunes de l’aumônerie… Ensuite, une messe joyeuse présidée par Père Simplice, entouré des Pères Stanislas et Jacques Philippe, animée par les jeunes de l’Aumônerie et par Christophe Barrault à l’orgue, ce fut un beau moment de prière et de chants, qui s’est terminé par la bénédiction de cartables pour souhaiter une belle année scolaire à tous, enfants, catéchistes, instituteurs, professeurs  … Cette belle messe a été suivie par le repas commun avant la soirée aumônerie … une journée bien remplie pour tous pour trouver et continuer sur le chemin de la Foi et de  Dieu. Merci à tous.

 

 

 

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Rome, Message du Pape François pour prier le Rosaire

L’intégralité du communiqué:

 Le Pape François a demandé à son Réseau Mondial de Prière d’aider tous les fidèles à prier davantage pendant ce mois d’octobre. Ces dernières années et ces derniers mois, l’Église a vécu des situations difficiles, entre autres la révélation des abus sexuels, de pouvoir et de conscience de la part de clercs, de personnes consacrées et de laïcs, provoquant des divisions internes.

Sans nul doute, elles sont favorisées par le « mauvais esprit » qui trouve complicité en nous : « ennemi mortel de la nature humaine » (Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola, n° 136). Dans la tradition chrétienne, diverses figures représentent la présence et la manifestation du mal dans le monde, par exemple, celle de « Satan », qui en hébreu signifie « adversaire », ou bien celle du diable, « Diabolos » en grec, c’est-à-dire celui qui divise et sème la discorde. La tradition biblique le nomme aussi le « séducteur du monde », le « père du mensonge », ou « Lucifer », celui qui se présente comme un ange de lumière, mais qui, sous l’apparence du bien, cherche à tromper.

Comme nous l’observons, le mal se manifeste de différentes façons et la mission d’évangélisation de l’Église devient plus difficile, et même discréditée de par nos connivences. Nous portons d’ailleurs une part de responsabilité en nous laissant entraîner par des passions qui n’ouvrent pas à la vraie vie ; parmi elles : la richesse, la vanité et l’orgueil. Ce sont des étapes par lesquelles le mal veut entraîner, et nous séduire. A partir de bonnes pensées et de bonnes intentions il conduit peu à peu les personnes vers ses intentions perverses (discordes, mensonges, etc…)

Le Pape François rappelait dans sa Lettre au Peuple de Dieu, du 20 août 2018 : «”Si un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui”… Lorsque nous faisons l’expérience de la désolation que nous causent ces plaies ecclésiales, avec Marie il nous est bon “de donner plus de temps à la prière” (Saint Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, 319), cherchant à grandir davantage dans l’amour et la fidélité à l’Église ». Durant ce mois d’octobre, la Saint-Père demande à tous les fidèles un plus grand effort dans la prière personnelle et communautaire. Il nous invite à prier le Rosaire chaque jour, pour que la Vierge Marie aide l’Église en ces temps de crise, et à prier l’Archange Saint Michel afin qu’il la défende des attaques du démon. Selon la tradition spirituelle, Michel est le chef des armées célestes et le protecteur de l’Église (Apocalypse 12, 7-9)

Le Pape François nous invite à conclure le Rosaire avec une des plus anciennes invocations à la Sainte Mère de Dieu, « Sub Tuum Praesidium », et avec la prière traditionnelle à Saint Michel, écrite par Léon XIII.

Prière mariale « Sub tuum praesidium »:

 « Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie. Amen »

 Prière à l’Archange Saint Michel Saint Michel Archange:

 « Défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ; et vous, Prince de la Milice Céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié, précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen ».

 Traduction : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2018-09/en-octobre-le-pape-souhaite-que-  les-catholiques-prient.html

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Rome, Message du Pape François aux Catholiques Chinois

Veuillez trouver ci-joint de la part de Monseigneur PLANET le message du Pape François aux Catholiques Chinois et à l’Église Universelle.

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
AUX CATHOLIQUES CHINOIS ET À L’ÉGLISE UNIVERSELLE

 

« Éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge »

Ps 100 (99), 5

Chers frères dans l’épiscopat, prêtres, personnes consacrées et tous les fidèles de l’Église catholique en Chine, remercions le Seigneur parce qu’éternelle est sa miséricorde, et reconnaissons qu’« il nous a faits, et nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau ! » (Ps 100 [99] 3).

En ce moment retentissent en mon âme les paroles par lesquelles mon vénéré Prédécesseur dans sa lettre du 27 mai 2007 vous exhortait : « Église catholique en Chine, petit troupeau présent et agissant dans le vaste territoire d’un peuple immense qui marche dans l’histoire, comme elles résonnent pour toi, encourageantes et provocantes, les paroles de Jésus: “Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume” (Lc 12, 32)![…] : c’est pourquoi, “que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux” » (Mt 5, 16) (Benoît XVI, Lettre aux Catholiques chinois, 27 mai 2007, n. 5).

1. Ces derniers temps, ont circulé de nombreuses voix discordantes sur le présent et, surtout, sur l’avenir des communautés catholiques en Chine. Je suis conscient qu’un tel tourbillon d’opinions et de considérations puisse avoir créé beaucoup de confusion, suscitant dans beaucoup de cœurs des sentiments opposés. Pour certains, se lèvent doutes et perplexité ; d’autres ont la sensation d’avoir été comme abandonnés par le Saint-Siège et en même temps, ils se posent la question poignante sur la valeur des souffrances affrontées pour vivre dans la fidélité au Successeur de Pierre. Chez beaucoup d’autres, au contraire, prévalent des attentes positives et des réflexions animées par l’espérance d’un avenir plus serein pour un témoignage fécond de la foi en terre chinoise.

Cette situation a été accentuée surtout en référence à l’Accord Provisoire entre le Saint-Siège et la République Populaire de Chine qui, comme vous le savez, a été signé les jours derniers à Pékin. Dans une circonstance très significative pour la vie de l’Église, par ce bref Message, je désire, avant tout, vous assurer que vous êtes quotidiennement présents dans ma prière et partager avec vous les sentiments qui habitent mon cœur.

Ce sont des sentiments de remerciement au Seigneur et de sincère admiration – qui est l’admiration de l’Église catholique tout entière – pour le don de votre fidélité, de la constance dans l’épreuve, de la confiance enracinée dans la Providence de Dieu, même quand certains événements se sont montrés particulièrement défavorables et difficiles.

Ces expériences douloureuses appartiennent au trésor spirituel de l’Église en Chine et de tout le Peuple de Dieu en pèlerinage sur la terre. Je vous assure que le Seigneur, justement à travers le creuset des épreuves, ne manque jamais de nous remplir de ses consolations et de nous préparer à une joie plus grande. Avec le Psaume 126 [125] nous sommes plus que certains que « celui qui sème dans les larmes moissonne dans la joie » ! (v. 5).

Continuons, donc, à fixer le regard sur l’exemple de nombreux fidèles et Pasteurs qui n’ont pas hésité à offrir leur « beau témoignage » (cf. 1Tm 6, 13) à l’Évangile, jusqu’au don de leur propre vie. Ils sont à considérer comme vrais amis de Dieu !

2. Pour ma part, j’ai toujours regardé la Chine comme une terre riche de grandes opportunités et le Peuple chinois comme artisan et gardien d’un inestimable patrimoine de culture et de sagesse, qui s’est raffiné en résistant aux adversités et en intégrant les diversités, et qui, non par hasard, depuis les temps anciens est entré en contact avec le message chrétien. Comme le disait avec une grande sagacité le P. Matteo Ricci, S.J., nous défiant de la vertu de la confiance, « avant de contracter amitié, il faut observer; après l’avoir contractée, il faut faire confiance » (De Amicitia, 7).

C’est aussi ma conviction que la rencontre ne peut être authentique et féconde seulement si elle arrive à travers la pratique du dialogue, qui signifie se connaître, se respecter et «marcher ensemble » pour construire un avenir commun de plus haute harmonie.

Dans ce sillon se place l’Accord Provisoire, qui est le fruit du long et complexe dialogue institutionnel du Saint-Siège avec les Autorités gouvernementales chinoises, inauguré déjà par saint Jean-Paul II et poursuivi par le Pape Benoît XVI. A travers ce parcours, le Saint-Siège n’avait pas – et n’a pas – à l’esprit autre chose que de réaliser les finalités spirituelles et pastorales propres de l’Église, et c’est-à-dire soutenir et promouvoir l’annonce de l’Évangile, et atteindre et conserver la pleine et visible unité de la communauté catholique en Chine.

Sur la valeur de cet Accord et sur ses finalités je voudrais vous proposer quelques réflexions, vous offrant aussi quelques points de spiritualité pastorale pour le chemin que, en cette nouvelle phase, nous sommes appelés à parcourir.

Il s’agit d’un chemin qui, comme la section précédente « demande du temps et présuppose la bonne volonté des Parties » (Benoît XVI, Lettre aux Catholiques chinois, 27 mai 2007, n. 4), mais pour l’Église, à l’intérieur et à l’extérieur de la Chine, il ne s’agit pas seulement d’adhérer à des valeurs humaines, mais de répondre à une vocation spirituelle : sortir de soi-même pour embrasser « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent » (Concile Œcuménique Vatican II, Constitution apostolique ‘Gaudium et Spes’, n. 1) et les défis du présent que Dieu lui confie. Il y a, par conséquent, un appel ecclésial à se faire pèlerins sur les sentiers de l’histoire, faisant confiance avant tout à Dieu et à ses promesses, comme le firent Abraham et nos Pères dans la foi.

Abraham, appelé par Dieu, obéit en partant pour une terre inconnue qu’il devait recevoir en héritage, sans connaître le chemin qui s’ouvrait devant lui. Si Abraham avait exigé des conditions, sociales et politiques, idéales avant de sortir de sa terre, peut-être qu’il ne serait jamais parti. Lui, au contraire, a fait confiance à Dieu, et sur sa Parole il a laissé sa maison et ses propres sécurités. Ce ne furent donc pas les changements historiques qui lui permirent de faire confiance à Dieu, mais ce fut sa foi pure qui provoqua un changement dans l’histoire. La foi, en effet, est « la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas. C’est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage » (Lettre aux Hébreux : 11, 1-2).

3. Comme Successeur de Pierre, je désire vous confirmer dans cette foi (cf. Lc 22, 32) – dans la foi d’Abraham, dans la foi de la Vierge Marie, dans la foi que vous avez reçue – vous invitant à mettre avec une conviction toujours plus grande votre confiance dans le Seigneur de l’histoire et dans le discernement de sa volonté accomplie par l’Église. Invoquons le don de l’Esprit, afin qu’il illumine les esprits et réchauffe les cœurs et nous aide à comprendre où il veut nous conduire, à dépasser les inévitables moments de désarroi et à avoir la force de poursuivre avec décision sur la route qui s’ouvre devant nous.

Justement dans le but de soutenir et de promouvoir l’annonce de l’Évangile en Chine et de reconstruire la pleine et visible unité dans l’Église, il était fondamental d’affronter, en premier lieu, la question des nominations épiscopales. Il est connu de tous que, malheureusement, l’histoire récente de l’Église catholique en Chine a été douloureusement marquée par de profondes tensions, blessures et divisions, qui se sont polarisées surtout autour de la figure de l’Évêque comme gardien de l’authenticité de la foi et garant de la communion ecclésiale.

Lorsque, dans le passé, on a prétendu déterminer aussi la vie interne des communautés catholiques, imposant le contrôle direct au-delà des compétences légitimes de l’État, dans l’Église en Chine est apparu le phénomène de la clandestinité. Une telle expérience – on doit le souligner – ne rentre pas dans la normalité de la vie de l’Église et « l’histoire montre que Pasteurs et fidèles y ont recours uniquement avec le désir tourmenté de maintenir intègre leur propre foi » (Benoît XVI, Lettre aux Catholiques chinois, 27 mai 2007, n. 8).

Je voudrais vous faire savoir que, depuis que m’a été confié le ministère pétrinien, j’ai éprouvé de grandes consolations en constatant le désir sincère des Catholiques chinois de vivre leur foi en pleine communion avec l’Église universelle et avec le Successeur de Pierre, qui est « le principe perpétuel et visible et le fondement de l’unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles » (Concile œcuménique Vatican II, Constitution Apostolique ‘Lumen Gentium’, n. 23). De ce désir me sont parvenus au cours de ces années de nombreux signes et témoignages concrets, même de la part de ceux, y compris des Evêques, qui ont blessé la communion dans l’Eglise, à cause de faiblesse et d’erreurs, mais aussi, souvent, par de fortes et indues pressions extérieures.

C’est pourquoi, après avoir attentivement examiné chaque situation particulière personnelle et écouté divers avis, j’ai beaucoup réfléchi et prié cherchant le vrai bien de l’Eglise en Chine. Enfin, devant le Seigneur et avec sérénité de jugement, en continuité avec l’orientation de mes Prédécesseurs immédiats, j’ai décidé d’accorder la réconciliation aux sept Evêques « officiels » restant, ordonnés sans Mandat Pontifical et, ayant supprimé toute sanction canonique relative à leurs cas, de les réadmettre dans la pleine communion ecclésiale. En même temps, je leur demande d’exprimer, par des gestes concrets et visibles, l’unité retrouvée avec le Siège apostolique et avec les Églises répandues dans le monde, et de s’y maintenir fidèles malgré les difficultés.

4. En la sixième année de mon Pontificat, que j’ai mis depuis ses premiers pas sous le signe de l’Amour miséricordieux de Dieu, j’invite en conséquence tous les Catholiques chinois à se faire artisans de réconciliation, se rappelant avec une passion apostolique toujours renouvelée les paroles de Paul : « Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation » (Deuxième Lettre aux Corinthiens : 5, 18).

En effet, comme j’ai eu l’occasion de l’écrire à la fin du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde : « Aucune loi ni précepte ne peut empêcher Dieu d’embrasser de nouveau le fils qui revient vers lui reconnaissant s’être trompé mais décidé à recommencer au début. Ne s’arrêter qu’à la loi, c’est rendre vaines la foi et la miséricorde divine. […]. Même dans les cas les plus difficiles, où l’on est tenté de faire prévaloir une justice qui vient seulement des normes, on doit croire en la force qui jaillit de la grâce divine » (Lettre Apostolique Misericordia et Misera, 20 novembre 2016, n. 11).

Dans cet esprit et avec les décisions prises, nous pouvons commencer un parcours inédit, qui nous l’espérons aidera à guérir les blessures du passé, à rétablir la pleine communion de tous les Catholiques chinois et à ouvrir une phase de collaboration plus fraternelle, pour assumer avec un engagement renouvelé la mission de l’annonce de l’Évangile. En effet, l’Eglise existe pour témoigner de Jésus Christ et de l’Amour pardonnant et salvifique du Père.

5. L’Accord Provisoire paraphé avec les Autorités chinoises, tout en se limitant à quelques aspects de la vie de l’Église et étant nécessairement perfectible, peut contribuer – pour sa part – à écrire cette page nouvelle de l’Église catholique en Chine. Pour la première fois, il introduit des éléments stables de collaboration entre les Autorités de l’État et le Siège Apostolique, avec l’espérance d’assurer à la Communauté catholique de bons Pasteurs.

Dans ce contexte, le Saint-Siège entend faire jusqu’au bout la part qui est de sa compétence, mais aussi à vous, Évêques, prêtres, personnes consacrées et fidèles laïcs, revient un rôle important : chercher ensemble de bons candidats qui soient en mesure d’assumer dans l’Eglise le délicat et important service épiscopal. Il ne s’agit pas, en effet, de nommer des fonctionnaires pour la gestion des questions religieuses, mais d’avoir d’authentiques Pasteurs selon le cœur de Jésus, engagés à agir généreusement au service du Peuple de Dieu, spécialement des plus pauvres et des plus faibles, mettant à profit les paroles du Seigneur : « Celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l’esclave de tous » (Marc : 10, 43-44).

A ce sujet, il apparaît évident qu’un Accord n’est rien d’autre qu’un instrument et ne pourra à lui seul résoudre tous les problèmes existants. Au contraire, il s’avèrerait inefficace et stérile, au cas où il ne serait pas accompagné d’un profond engagement de renouveau des attitudes personnelles et des comportements ecclésiaux.

6. Sur le plan pastoral, la Communauté catholique en Chine est appelée à être unie, pour dépasser les divisions du passé que tant de souffrances ont causées et causent au cœur de nombreux Pasteurs et fidèles. Que tous les chrétiens, sans distinction, posent maintenant des gestes de réconciliation et de communion. A ce sujet, mettons à profit l’avertissement de saint Jean de la Croix : « Au crépuscule de la vie, nous serons jugés sur l’Amour ! » (Paroles de lumière et d’amour : 1, 57).

Sur le plan civil et politique, que les Catholiques chinois soient de bons citoyens, aiment pleinement leur Patrie et servent leur pays avec engagement et honnêteté, selon leurs propres capacités. Sur le plan éthique, qu’ils soient conscients que beaucoup de concitoyens s’attendent de leur part à une mesure plus haute dans le service du bien commun et du développement harmonieux de la société tout entière. En particulier, que les Catholiques sachent offrir cette contribution prophétique et constructive qu’ils tirent de leur foi dans le Règne de Dieu. Cela peut leur demander aussi l’effort de dire une parole critique, non par opposition stérile mais dans le but d’édifier une société plus juste, plus humaine et plus respectueuse de la dignité de toute personne.

7. Je m’adresse à vous tous, bien-aimés confrères Évêques, prêtres et personnes consacrées, qui « servez le Seigneur dans la joie » ! (Psaume 100 [99], 2). Reconnaissons-nous disciples du Christ dans le service du Peuple de Dieu. Vivons la charité pastorale comme boussole de notre ministère. Dépassons les oppositions du passé, la recherche de l’affirmation d’intérêts personnels, et prenons soin des fidèles faisant nôtres leurs joies et leurs souffrances. Engageons-nous humblement pour la réconciliation et l’unité. Reprenons avec énergie et enthousiasme le chemin de l’évangélisation, comme indiqué par le Concile œcuménique Vatican II.

A vous tous je répète avec affection : « L’exemple de nombreux prêtres, religieuses, religieux et laïcs qui se consacrent à évangéliser et à servir avec grande fidélité, bien des fois en risquant leurs vies et sûrement au prix de leur confort, nous galvanise. Leur témoignage nous rappelle que l’Église n’a pas tant besoin de bureaucrates et de fonctionnaires, que de missionnaires passionnés, dévorés par l’enthousiasme de transmettre la vraie vie. Les saints surprennent, dérangent, parce que leurs vies nous invitent à sortir de la médiocrité tranquille et anesthésiante » (Gaudete et exsultate, 19 mars 2018, n. 138).

Avec conviction je vous invite à demander la grâce de ne pas hésiter quand l’Esprit exige de nous que nous fassions un pas en avant : « Demandons le courage apostolique d’annoncer l’Évangile aux autres et de renoncer à faire de notre vie chrétienne un musée de souvenirs. De toute manière, laissons l’Esprit Saint nous faire contempler l’histoire sous l’angle de Jésus ressuscité. Ainsi, l’Église, au lieu de stagner, pourra aller de l’avant en accueillant les surprises du Seigneur » (Ibidem, n. 139).

8. En cette année, où toute l’Église célèbre le Synode des Jeunes, je désire m’adresser spécialement à vous, jeunes catholiques chinois, qui franchissez les portes de la Maison du Seigneur « en rendant grâce, en chantant louange » (Psaume 100 [99], 4). Je vous demande de collaborer à la construction de l’avenir de votre pays avec les capacités personnelles que vous avez reçues en don et avec la jeunesse de votre foi. Je vous exhorte à porter à tous, avec votre enthousiasme, la joie de l’Évangile.

Soyez prêts à accueillir la conduite sûre de l’Esprit Saint, qui indique au monde d’aujourd’hui le chemin vers la réconciliation et la paix. Laissez-vous surprendre par la force rénovatrice de la grâce, même quand il peut vous sembler que le Seigneur demande un engagement supérieur à vos forces. N’ayez pas peur d’écouter sa voix qui vous demande fraternité, rencontre, capacité de dialogue et de pardon, et esprit de service, malgré tant d’expériences douloureuses du passé récent et les blessures encore ouvertes.

Ouvrez grand le cœur et l’esprit pour discerner le dessein miséricordieux de Dieu, qui demande de dépasser les préjugés personnels et les oppositions entre les groupes et les communautés, pour ouvrir un chemin courageux et fraternel à la lumière d’une authentique culture de la rencontre.

Nombreuses sont, aujourd’hui, les tentations : l’orgueil du succès mondain, la fermeture dans ses propres certitudes, le primat donné aux choses matérielles comme si Dieu n’existait pas. Allez à contre-courant et demeurez solides dans le Seigneur : « Il est bon, le Seigneur », seul « éternel est son amour », seule « sa fidélité » demeure « d’âge en âge » (Ibidem, 5).

9. Chers frères et sœurs de l’Église universelle, tous nous sommes appelés à reconnaître parmi les signes de notre temps tout ce qui se passe aujourd’hui dans la vie de l’Église en Chine. Nous avons une tâche importante : accompagner avec une fervente prière et une fraternelle amitié nos frères et nos sœurs en Chine. En effet, ils doivent sentir que sur le chemin, qui en ce moment s’ouvre devant eux, ils ne sont pas seuls. Il est nécessaire qu’ils soient accueillis et soutenus comme partie vivante de l’Église : « Voyez ! Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères tous ensemble » ! (Psaume 133 [132], 1).

Que chaque communauté catholique locale, dans le monde entier, s’engage à valoriser et à accueillir le trésor spirituel et culturel propre des Catholiques chinois. Le temps est venu de goûter ensemble les fruits authentiques de l’Évangile semé dans le sein de l’antique «Empire du Milieu » et d’élever vers le Seigneur Jésus Christ le cantique de la foi et de l’action de grâce, enrichi de notes authentiquement chinoises.

10. Je m’adresse avec respect à ceux qui conduisent la République Populaire de Chine et je renouvelle l’invitation à poursuivre, avec confiance, courage et clairvoyance, le dialogue entrepris depuis longtemps. Je désire assurer que le Saint-Siège continuera à œuvrer sincèrement pour grandir dans l’authentique amitié avec le Peuple chinois.

Les contacts actuels entre le Saint-Siège et le Gouvernement chinois se sont montrés utiles pour dépasser les oppositions du passé, même récent, et pour écrire une page de collaboration plus sereine et concrète dans la conviction commune que «l’incompréhension ne sert ni les Autorités chinoises, ni l’Église catholique en Chine » (Benoît XVI, Lettre aux Catholiques chinois, 27 mai 2007, n. 4).

De cette manière, la Chine et le Siège Apostolique, appelés par l’histoire à une tâche ardue mais fascinante, pourront agir plus positivement pour la croissance ordonnée et harmonieuse de la Communauté catholique en terre chinoise, mettront tout en œuvre pour promouvoir le développement intégral de la société, assurant un plus grand respect de la personne humaine y compris dans le domaine religieux, ils travailleront concrètement pour préserver l’environnement dans lequel nous vivons et pour édifier un avenir de paix et de fraternité entre les peuples.

En Chine, il est d’importance fondamentale que, même au niveau local, soient toujours plus fructueuses les relations entre les Responsables des communautés ecclésiales et les Autorités civiles, par un dialogue franc et une écoute sans préjugés qui permette de dépasser des attitudes réciproques d’hostilité. Il y a à apprendre un nouveau style de collaboration simple et quotidienne entre les Autorités locales et les Autorités ecclésiastiques – Évêques, prêtres, Anciens des communautés – de manière à garantir le déroulement ordonné des activités pastorales, en harmonie entre les légitimes attentes des fidèles et les décisions qui sont du ressort des Autorités.

Cela aidera à comprendre que l’Église en Chine n’est pas étrangère à l’histoire chinoise, ni ne demande aucun privilège : sa finalité dans le dialogue avec les Autorités civiles est de « parvenir à une relation empreinte de respect réciproque et de connaissance approfondie » (Idem).

11. Au nom de toute l’Eglise j’implore du Seigneur le don de la paix, tandis que je vous invite tous à invoquer avec moi la protection maternelle de la Vierge Marie :

Mère du Ciel, écoute la voix de tes enfants, qui humblement invoquent ton nom.

Vierge de l’espérance, nous te confions le chemin des croyants sur la noble terre de Chine. Nous te prions de présenter au Seigneur de l’histoire les tribulations et les efforts, les supplications et les attentes des fidèles qui te prient, ô Reine du Ciel !

Mère de l’Église, nous te consacrons le présent et l’avenir des familles et de nos communautés. Protège-les et soutiens-les dans la réconciliation entre frères et dans le service des pauvres qui bénissent ton nom, ô Reine du Ciel !

Consolatrice des affligés, nous nous adressons à toi pour que tu sois un refuge pour tous ceux qui pleurent dans l’épreuve. Veille sur tes enfants qui louent ton nom, fais qu’ils portent unis l’annonce de l’Evangile. Accompagne leurs pas pour un monde plus fraternel, fais qu’ils portent à tous la joie du pardon, ô Reine du Ciel !

Marie, Aide des Chrétiens, pour la Chine nous te demandons des jours de bénédiction et de paix. Amen.

Du Vatican, le 26 septembre 2018.

 

François

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Sigean, l’Atelier de Saint Félix en effervescence !

DSC00024Les Dames de l’Atelier de Saint Félix confectionnent avec grande dextérité et tendresse de jolis objets de décoration de Noël et petits cadeaux, et toujours dans l’amitié de moments de partage et des rires …

ces objets seront vendus lors du Marché de Noël,

le dimanche 25 Novembre prochain à partir de 9.30, Gymnase Pierre de Coubertin.

Venez les retrouver pour en profiter !

 

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Carcassonne, programme des formations diocésaines

Le programme de formation diocésaine est disponible !

Cliquez ici pour télécharger le programme complet  ou pour le visionner.

Le service diocésain de formation propose cette année encore un programme de formation riche et varié !

Présentation du programme par Maguy Ducrocq et Jane Lloret :

 

Edito de Mgr Planet :

“Vous tenez en main le programme des formations proposées dans notre diocèse. Et vous constatez qu’elles sont variées, nombreuses et adaptées à toutes les situations.

Se former n’est pas facultatifs, ce n’est pas un luxe de désoeuvré, c’est le coeur même de l’agir du croyant. “La foi cherche à comprendre” selon le mot de saint Anselme qui ajoute : “je crois comprendre”. La foi chrétienne est d’abord l’accueil de la Parole que Dieu nous adresse, et qui est son propre Fils. Et accueillir suppose reconnaitre et donc connaitre. Si l’objet même de la foi chrétienne c’est l’Amour, aimer c’est cherche à connaitre l’Amour qui est Dieu. Suivre une formation dans le domaine de la foi, c’est donc absolue nécessité pour le chrétien.

Je vous invite donc à consulter ce document, à y cherche ce qui correspond à vos besoins, à vos attentes, à vos possibilités et à vous lancer joyeusement dans une entreprise de formation. Vous ne le regretterez pas !

Bonne formation !

+ Alain Planet”

 

 

 

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Limoux, Pélérinage du Rosaire à Notre Dame de Marceille

Le pèlerinage du Rosaire le dimanche 7 octobre à Notre Dame de Marceille à Limoux sur le thème « La joie de croire ».

07-08-2018 Rosaire LimouxProgramme :

Accueil à partir de 9h

10h Tierce

10h15 Introduction par Monseigneur Planet

10h30 : témoignages sur les mystères lumineux

11h30 : adoration et confession

12h30 Angélus

13h repas tiré du sac

14h15 suite des témoignages sur les mystères lumineux

15h30 messe

17h envoi